Dans les secteurs Aylmer et Hull, quelques dizaines de personnes ont pris part à deux manifestations distinctes exhortant les gouvernements de la planète à plancher sur un véritable accord pour prévenir les changements climatiques.
« Nous exigeons un traité suffisamment ambitieux pour protéger la planète et ses habitants. Un traité juste en faveur des pays les plus pauvres qui n'ont pas causé les changements climatiques et qui en souffrent le plus. Et enfin, un traité contraignant avec des objectifs chiffrés et des moyens juridiques de les mettre en oeuvre », a déclaré Monique Dion, qui a participé à l'organisation de la manifestation dans le secteur Aylmer.
Les militants écologistes estiment que le gouvernement canadien est trop aligné sur les intérêts des industries polluantes. Ils accusent Ottawa de ne pas faire sa part pour limiter les effets des changements climatiques.
« Une position honteuse »
« La position actuelle du Canada est honteuse. Le gouvernement canadien et Stephen Harper représentent davantage l'industrie des sables bitumineux que la population, qui souhaite des changements, du leadership, en matière de changements climatiques », a déclaré Mélissa Filion, directrice par intérim de Greenpeace Québec, en marge d'une manifestation à Montréal.
Les écologistes réclament un plan ambitieux qui établirait un plafond d'émissions de carbone en 2015. Ils exigent également un engagement financier annuel de 200 milliards $ des pays industrialisés envers les pays en développement pour les aider à se conformer à ce plafond.
Mme Filion se dit optimiste quant à la conclusion d'un tel accord à la fin du Sommet de l'ONU sur le climat, en dépit des divergences d'opinions entre le gouvernement canadien et les militants écologistes.
« Tout est encore possible à Copenhague. Avec de la volonté politique, ce projet de loi peut voir le jour », soutient-elle.
AVEC LA PRESSE CANADIENNE












