Selon la SQ, trois personnes sur quatre ayant vu leur permis sanctionné continuent de conduire leur véhicule, à l'occasion ou fréquemment et, dans bien des cas, ce sont ces mêmes conducteurs qui sont impliqués dans des accidents.
Le nouveau système vise donc à localiser beaucoup plus facilement cette catégorie de conducteurs à risque, notamment les personnes dont le permis aura été suspendu pour des infractions liées à l'alcool au volant. Les appareils installés sur les autopatrouilles arrivent à identifier les plaques des véhicules qui ne devraient pas circuler sur les routes de la province, permettant ainsi aux policiers d'intercepter les conducteurs fautifs.
«Nous croyons que si nous pouvons localiser et intercepter ce type de conducteurs tôt en matinée, ou en journée, nous pourrons les empêcher de faire des victimes en soirée», a expliqué en conférence de presse le directeur général de la Sûreté du Québec, Richard Deschesnes.
«On travaille réellement sur le noyau dur pour le bilan routier», a ajouté le président et chef de la direction de la SAAQ, John Harbour.
Le système de reconnaissance a été testé dans six régions du Québec du 1er août au 1er novembre 2008. Huit véhicules équipés de ce système ont alors lu plus de 1 140 000 plaques en trois mois, et les patrouilleurs ont émis 6533 constats d'infraction et saisi 862 véhicules.
Selon M. Deschesnes, 21 pour cent des constats ont été remis à des conducteurs qui détenaient un permis de conduire «sanctionné» à la suite d'une infraction au code criminel, d'accumulation de points d'inaptitude ou d'amendes impayées.
M. Deschesnes a par ailleurs précisé que les constats d'infraction émis grâce à l'utilisation des appareils du projet pilote n'ont pas été contestés. «Nous avons des «aviseurs» légaux qui nous ont confirmé que cette façon de faire répondait complètement aux lois en vigueur au Québec, a-t-il indiqué. Les personnes qui ont un permis de conduire valide et des enregistrements valides n'ont rien à craindre de cet appareil. Ce n'est pas un appareil qui va changer leur façon de conduire.»
L'implantation du système sur la totalité du territoire patrouillé par la SQ nécessitera l'acquisition d'une centaine de nouveaux appareils et un investissement de 500 000 $ par année pendant cinq ans, pour un total de 2,5 millions $.










