Le père Noël et ses lutins blanchis

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Le père Noël et ses lutins blanchis

Agrandir

Le soir du 12 décembre 2007, les membres de l'organisme environnemental ACT for the Earth avaient enfilé des costumes de père Noël et de lutins, pour mener un acte de désobéissance civile devant le 24, Sussex, à Ottawa. Le groupe voulait offrir des morceaux de charbon au premier ministre Stephen Harper pour dénoncer la position du Canada sur les changements climatiques.

Archives, LeDroit

 

Patrice Gaudreault
Le Droit

Les six activistes environnementaux arrêtés alors qu'ils tentaient de livrer des morceaux de charbon à la résidence officielle du premier ministre Stephen Harper, en décembre 2007, sont sortis blancs comme neige du palais de justice d'Ottawa, hier.

Un juge a retiré les accusations criminelles d'entrave au travail des policiers qui pesaient contre eux, invoquant qu'un délai déraisonnable s'est écoulé entre l'arrestation et le début du procès.

Le soir du 12 décembre 2007, les membres de l'organisme environnemental ACT for the Earth ont enfilé des costumes de père Noël et de lutins, afin de mener un acte de désobéissance civile devant le 24, Sussex, à Ottawa. Le groupe a entrepris d'offrir des morceaux de charbon au premier ministre Harper, à deux semaines de Noël, afin de dénoncer la position adoptée par le Ca­­nada à la conférence de Bali sur les changements climatiques.

Les policiers d'Ottawa ont averti les manifestants qu'ils seraient arrêtés s'ils tentaient de traver­­ser la barricade. Un conseil que Phillipe Duhamel, Michael Goguen, Trevor R. Hache, Maria Heynen, Rosalie Reynolds et Abla Abdelhadi - mieux connu sous le nom des « Sussex Six » - n'ont pas suivi.

« En raison de son âge, l'une des accusés a dû être soutenue pour traverser la barricade », a plaidé l'avocat de la défense, Mark Ertel, prenant soin d'ajouter que sa cliente blâmerait plutôt sa petite taille si elle était ap­­pelée à la barre.

Préjudice

Le juge Robert N. Fournier a refusé d'entendre les témoignages des accusés, affirmant pouvoir aisément présumer du préjudice que 16 mois de remises ont pu leur causer. Le magistrat a plutôt cogné sur le clou de la Couronne, parlant d'une « comédie d'erreurs » et d'un « laisser-aller flagrant » pour expliquer ce délai déraisonnable.

« Il y a des dossiers de meurtre qui prennent moins de temps à ficeler », a commenté le juge Fournier.

Fier du geste

À la sortie de la salle d'audience, les six coaccusés affichaient de larges sourires. « La procrastination de la Couronne est symbolique de la procrastination de notre gouvernement sur la question des changements climatiques », a commenté Phillipe Duhamel, qui ne regrette aucunement son geste.

« C'est quelque chose dont je suis fier, dit-il. C'est le temps que le gouvernement Harper, qui représente le peuple canadien, arrête d'avoir l'air d'un clown sur la scène internationale. »

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer