Accusé de négligence criminelle causant la mort, Georges Salamé a reçu sa sentence la semaine dernière, au Palais de justice de Gatineau.
Son avocat, Me Jacques Belley, a déjà fait valoir le faible risque de récidive de son client, déclaré coupable en octobre 2007, pour demander une peine avec sursis. Salamé conteste depuis ce temps sa culpabilité en cour d'appel, à Montréal.
Arak toxique
L'alcool maison, de l'arak, contenait un taux anormalement élevé de méthanol, ou alcool de bois. Samir Abouraad, 51 ans, est décédé après en avoir bu lors d'une cérémonie de fiançailles tenue en décembre 1990. Trois autres convives ont été malades pour les mêmes raisons.
Le méthanol est un produit toxique. Pendant le procès, le chimiste Yves Boivin, de la Société des alcools du Québec, avait affirmé que certains des échantillons d'arak maison de l'accusé arboraient un taux de méthanol 1 000 fois supérieur à la norme en vigueur à la SAQ.
La décision a été rendue 18 ans après l'incident parce que l'accusé avait quitté le Canada pendant 13 ans, avant de revenir au pays, et faire face à la justice.
Lors de son témoignage en direct du Liban, en 2005, Samir Mouaikel avait expliqué comment il s'était procuré l'arak mortel. Salamé a vendu la boisson à Mouaikel au dépanneur Sam, sur le boulevard Gréber à Gatineau. L'homme avait ensuite fourni l'arak à une dame pour les fiançailles d'un proche.











