La nouvelle a été confirmée au Droit par le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), Jean-Guy Dagenais. L'ERM sur les gangs de rue doit s'installer au quartier général de la Sûreté du Québec (SQ) en Outaouais. «Ça devrait être dans les bureaux de la SQ, secteur Hull», a-t-il précisé.
L'ERM doit compter des agents de Gatineau, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de la MRC des Collines, et de la SQ.
Toutefois, Gatineau fournira deux fois moins d'effectifs que ce qui avait été initialement convenu. Deux agents seront affectés à l'ERM au lieu de quatre. Un conflit syndical concernant les horaires des membres gatinois a rendu la mise sur pied de l'ERM difficile.
Pour l'instant, l'absence d'ERM sur les gangs de rue rend la tâche plus difficile pour les forces de l'ordre. «La création d'une ERM pour les motards criminalisés a donné de très bons résultats dans le passé, mentionne le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Rock Legault. Leur arrestation a par contre ouvert le marché de la drogue et de la prostitution.»
Cette escouade vise à partager des informations, afin de mieux lutter contre le phénomène.
«Pour l'instant, on met de la pression (sur les gangs) et on pratique des interceptions, mais c'est ponctuel, note M. Legault. C'est pour cela qu'il faut régler la question de l'ERM. Il faut aller chercher de l'expertise, comme cela a été fait pour les motards.»
Selon ce que confirme M. Dagenais, l'escouade sera composée, en plus des deux policiers de Gatineau, de quatre agents de la SQ, un MRC des Collines, et un de la GRC.
Ldebacher@ledroit.com
Table de travail à l'uqo
Le phénomène des gangs de rue fera l'objet de nombreuses discussions, aujourd'hui, à l'université du Québec en outaouais (uQo). la Table de travail sur le phénomène des gangs en organise un dîner conférence réunissant des intervenants du monde communautaire et policier, à lUQO.
La police de Gatineau, l'organisme d'aide aux femmes L'Antre-Hulloise, et d'autres membres de la Table de travail présenteront un point de presse pour dresser le portrait des gangs dans la région et aborder les perceptions des jeunes et des intervenants vis-à-vis ces gangs criminalisés.
En tout, 14 organismes et services, dont l'uQo, deux commissions scolaires, les centres jeunesse de l'outaouais et adojeune, font partie de la table de travail. des enquêteurs et criminologues prononceront des conférences au cours de la journée. sujets comme le traitement médiatique et le mimétisme seront entre autre abordés.









