Le membre du gang de rue, Bernard Marcellin Paquette, 30 ans, a plaidé coupable de possession de 62 grammes de crack dans le but d'en faire le trafic. Il devra passer le prochain mois en prison, mais sa sentence globale est de 11 mois, compte tenu du temps passé en détention préventive depuis son arrestation, le 25 février dernier, après une filature des policiers de Gatineau ayant abouti au 502, rue Watt.
« La quantité n'est pas énorme - 62 grammes - mais ce qui est perturbant, c'est le phénomène des gangs rue, qui est phénomène nouveau dans le district (judiciaire de Hull). C'est comme si c'était la relève du crime organisé. Notre population doit être protégée de ce phénomène », a lancé le juge Séguin.
Au début du mois, LeDroit dressait le portrait des gangs de rue à Gatineau, et constatait le même phénomène grandissant des gangs de rue à Gatineau.
La Couronne, représentée par Me Geneviève DePassillé, et l'avocat de la défense, Me Jean-Luc Paris, ont présenté une proposition commune, que le juge Séguin a acceptée.
« Je n'y vais pas de gaieté de coeur avec cette sentence, compte tenu du passé criminel de l'individu. Mais je vais l'adopter », a poursuivi le juge.
Interdictions
L'accusé est interdit de séjour à Gatineau pour la prochaine année. On lui a aussi interdit de posséder une arme à vie.
Bernard Marcelin Paquette a reçu une sentence de 9 mois de prison en 1996 pour un homicide involontaire. Depuis, il a multiplié ses passages aux palais de justice de Gatineau et d'Ottawa, pour des affaires de trafic de drogue.
Les policiers le lient au gang de rue des Bo-Gars, actif à Montréal, sa ville d'origine. Il a fait savoir qu'il voulait refaire sa vie à Granby, lors de sa sortie de prison.
« La porte de la prison reste entrouverte dans son cas. Ça dépend de lui si on doit la fermer ou non », a conclu le juge Séguin.











