La mère du bambin est accusée de négligence criminelle et demeure détenue

Un enfant de deux ans ingurgite «la drogue du viol»

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Louis-Denis Ebacher
Le Droit

Une femme de 24 ans de Gatineau a comparu fortement ébranlée au palais de justice, hier après-midi, après que son fils de deux ans a ingurgité du GHB, chez elle, dimanche soir.

Le GHB, parfois surnommé « drogue du viol », élimine les inhibitions sexuelles par son effet sédatif. Certains le consomment au même titre que l'ecstasy, d'autres pour agresser leur victime après en avoir subtilement versé dans la consommation de leur proie.

La loi interdit de publier le nom de l'accusée afin de protéger l'identité de la jeune victime, retrouvée inconsciente dimanche, vers 18 h 30.

Hors de danger

Les secours ont été appelés d'urgence dans un immeuble locatif du secteur Hull pour secourir l'enfant.

Il a été transporté à l'hôpital de Hull, puis au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, où son état de santé s'est amélioré.

Les policiers de Gatineau ont analysé le contenu de la bouteille, retrouvée à proximité du bambin, avant d'accuser la mère de possession de GHB. L'état de santé de l'enfant s'est amélioré et sa vie est aujourd'hui hors de danger. La porte-parole de la police de Gatineau, Isabelle Poirier, a confirmé que les enquêteurs ont rencontré la mère de l'enfant après les événements, afin de l'interroger.

Quatre chefs d'accusation

Quatre chefs d'accusation ont été déposés contre la prévenue, qui demeurera derrière les barreaux au moins jusqu'à demain, date de son enquête sur remise en liberté.

« C'est une question de protection des témoins et de confiance du public envers l'administration de la justice », a mentionné la procureure de la Couronne, Geneviève DePassillé, pour expliquer l'opposition du ministère public à la remise en liberté de la prévenue.

La femme est accusée de négligence criminelle causant des lésions, de possession de GHB et de deux chefs touchant la protection et la sécurité de l'enfance.

Elle a comparu sans avocat.

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