Les deux amateurs de vélo sont membres du comité consultatif sur les routes et le cyclisme de la Ville d'Ottawa. Ils ont discuté avec leurs collègues, hier soir, de leurs craintes à l'égard de la sécurité routière à Ottawa.
« En comparaison à d'autres villes au Canada et ailleurs dans le monde, Ottawa est l'une des villes les plus dangereuses pour ses cyclistes. Ce n'est pas compliqué, mettre des bornes pour empêcher aux voitures d'empiéter sur la voie cyclable », a estimé Roger Beauchesne.
Résidant de Carleton Place, Ronald Graves a été à même de constater l'augmentation de la circulation routière dans ce secteur au cours des dernières années. « Le chemin March, c'est une vraie autoroute à six voies, où la vitesse maximale est fixée à 80 kilomètres par heure. Qu'on ne s'étonne pas qu'il y ait eu des accidents », a-t-il confié au Droit.
Aucune mesure de sécurité
À la hauteur du chemin Solandt, où est survenu le drame dimanche, la piste cyclable se retrouve sur l'accotement de la voie routière. Aucun muret, ni aucun espace ne séparent la voie pour vélo des voies pour voitures.
« À quel autre endroit sur la planète a-t-on une voie cyclable au milieu d'une route de six voies ? » s'interroge M. Beauchesne.
À défaut de pouvoir installer des pistes cyclables séparées à l'échelle de la ville, M. Graves estime qu'Ottawa devrait s'assurer d'installer des bandes vibrantes entre la voie pour bicyclette et celles pour voitures.
« De ce que j'ai lu dans les journaux, l'automobiliste accusé n'aurait pas vu les cyclistes. Si un automobiliste est aveuglé pour une quelconque raison, les bandes vibrantes lui indiqueront qu'il n'est plus sur sa voie. On le fait sur les autoroutes pour prévenir que les gens s'endorment au volant, on devrait faire de même pour protéger les cyclistes », estime-t-il.
Son collègue du comité consultatif en demande encore plus. « Peinturer des lignes sur l'asphalte, c'est une chose. Mais on doit investir suffisamment dans les pistes cyclables, car de plus en plus de personnes utilisent leur vélo dans leurs déplacements. Avec les voies cyclables que l'on a, on s'en va tout droit vers un désastre », lance M. Beauchesne.











