Les représentants des deux organisations accueillent favorablement le projet du gouvernement provincial d'agrandir la prison de Hull avec une aile médicale de 5 900 pieds carrés, mais posent certaines conditions.
« Avec la désinstitutionnalisation dans le domaine de la santé mentale, on retrouve des gens qui ont besoin de soins psychiatriques en prison. La pénurie de main-d'oeuvre dans la santé se fait aussi sentir dans les centres de détention », résume Éric Bélisle, du Groupe de défense des droits des détenus du Québec.
« Les incarcérés psychiatrisés, à un moment donné, on les remet dehors... Avec la désinstitutionnalisation, la personne va retourner dans la rue sans toujours avoir le soutient adéquat, et peut-être commettre d'autres délits », selon le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Stéphane Lemaire.
« Le gouvernement doit cesser de mettre l'argent dans le béton et se poser la question : 'Est-ce que la prison est la bonne place pour tous ceux qui s'y trouvent, comme ceux éprouvant des problèmes de santé mentale ?' » pose M. Bélisle, pour qui les malades sont les plus susceptibles de subir « tout type d'abus » de la part d'autres détenus.
« La criminalité est en baisse mais on remarque l'augmentation du nombre de personnes en attente d'un procès. Il y a une forme de rétention de la clientèle carcérale. Le durcissement du Code criminel donne des peines plus longues », estime M. Bélisle.











