Incendie criminel dans un édifice à logements pour femmes à Ottawa

Un accélérant a été utilisé sur la rue Nepean

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Une vingtaine de femmes se sont retrouvées sans... (Martin Roy, LeDroit)

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Une vingtaine de femmes se sont retrouvées sans logement, samedi, lorsqu'un incendie criminel a ravagé le 230, rue Nepean à Ottawa.

Martin Roy, LeDroit

Louis-Denis Ebacher
Le Droit

Les pompiers d'Ottawa rejettent l'utilisation d'un cocktail Molotov dans l'incendie d'un édifice à logements réservé aux femmes, samedi, mais retiennent quand même l'idée qu'un accélérant a servi à un criminel dans cette affaire.

« Le maître-chien des pompiers a tout de même confirmé la présence de traces d'accélérants à l'intérieur de l'édifice », a mentionné hier, l'agent d'information du Service des incendies d'Ottawa, Pierre Savary, devant le bâtiment sinistré du 230, rue Nepean, au centre-ville.

Selon les premières constatations, le brasier a pris naissance sur un divan, dans la chambre située à l'avant du bâtiment, au rez-de-chaussée.

Un ouvrier s'affairait à nettoyer les alentours du 230, rue Nepean, hier matin.

Les fenêtres ont été placardées et aucune résidente ne peut y entrer jusqu'à nouvel ordre.

Une vingtaine de femmes y avaient temporairement élu domicile.

Il s'agit d'étudiantes, d'immigrantes, ou de femmes récemment arrivées dans la région pour un nouvel emploi, et qui attendent de se trouver un logement permanent.

Pendant que les enquêteurs tentent de retrouver la main criminelle derrière ce sinistre, les locataires sinistrées, dont Laurence Bégin, se cherchent un autre toit.

La jeune femme est arrivée dans la région en août dernier. Elle n'a appris la mauvaise nouvelle qu'hier soir, au retour d'une fin de semaine à Montréal. « Je suis arrivée, puis j'ai vu cela. Je ne sais pas quoi faire », a-t-elle confié, hier.

Elle et les autres locataires ont été prises en charge par la Croix-Rouge, qui leur a trouvé un refuge dans un hôtel à proximité.

Cas isolé ?

Cet incendie est le deuxième en autant de semaines qui touche un édifice réservé aux femmes à Ottawa.

Le 9 novembre dernier, un édifice occupé par un organisme d'aide aux femmes itinérantes et dans le besoin a été incendié par une main criminelle.

Une femme de 61 ans avait alors perdu la vie dans le brasier du bâtiment de la rue MacLaren.

Les enquêteurs des services de police et des incendies ne peuvent pas dire si les deux incendies sont reliés.

« Ça demeure épeurant », croit pour sa part Mme Bégin.

L'incendie de dimanche dernier a fait 100 000 $ de dommages.

Les pompiers enquêtent présentement sur des incendies qui se sont déclarés sur le chemin Montréal, la rue Donald, l'avenue Bronson, et la rue Park au cours des deux dernières semaines.

« Ces incendies ne sont pas reliés », a précisé M. Savary.

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