La Ville croit que M. Noël a brisé le lien de confidentialité et les règles d'éthique en se prononçant ainsi. Elle lui a envoyé une mise en demeure lundi dernier.
M. Noël risque des mesures disciplinaires, voire le congédiement, s'il s'exprime publiquement.
La Ville risque aujourd'hui une poursuite de près de quatre millions $ après que la compagnie d'assurances de la Fabrique de la paroisse St-Paul d'Aylmer ait entendu les propos du chef syndical, la semaine dernière.
La compagnie d'assurances de la Fabrique croit la version de M. Noël comme quoi la faible pression d'eau dans le système d'alimentation aurait pu avoir des conséquences plus graves que la seule destruction de l'Église St-Paul, incendiée en juin dernier.
La semaine dernière, M. Noël a soutenu que son service d'urgence n'aurait pas eu la pression nécessaire pour mieux combattre le brasier, et que les flammes auraient pu se propager ailleurs dans le quartier si les choses s'étaient compliquées davantage.
« Que ce soit un chef syndical ou non, je le crois. C'est un professionnel, a dit Ted Beauparlant, des experts en sinistres Interno, qui s'occupe du dossier pour le compte de la compagnie d'assurance Mutuelle Inter-Ouest. Nous y allons avec la théorie qu'une ville qui donne des services doit le faire en respectant les normes. »
La Ville a démenti que les normes n'étaient pas respectées dans cette affaire.
La compagnie d'assurance réclame 3,8 millions $ à la municipalité suite à ces allégations. La seule perte de l'orgue à l'intérieur de l'église est estimée 550 000 $. Le délai prévu pour initier une poursuite est de six mois.
L'enquête policière se poursuit pour retrouver le suspect qui a allumé l'incendie le dans la nuit du 10 au 11 juin.











