« Il y a une recrudescence des gens qui se piquent, c'est clair, observe le directeur du CIPTO, Yves Séguin. La demande pour des seringues stériles a augmenté plus en 2009 qu'en 2008. »
Le CIPTO distribue des seringues stériles et des pipes à crack propres afin de prévenir la propagation de maladies comme l'hépatite C chez les toxicomanes, qui partagent leur matériel.
4000 seringues
La distribution de seringues a quadruplé en deux ans, passant de 1000 à 4000, seulement au CIPTO. « C'est un phénomène qui a pris de l'ampleur. »
La demande plus forte de seringues traduit une augmentation des injections chez les toxicomanes. Les seringues servent entre autre à l'injection de crack, d'héroïne et de morphine.
« Il y a plus de personnes différentes qu'avant qui viennent nous voir, note M. Séguin. Si on les voyait avant, c'était pour la distribution de pipes à crack. Aujourd'hui, ils viennent chercher les deux. »
Pour M. Séguin, l'utilisation de fioles de vitamine C pour diluer le stupéfiant avant l'injection est une question de santé publique. « C'est ce qui rend la roche (de crack) soluble. C'est toujours moins pire que du vinaigre. »











