Le militant indépendantiste a admis cet automne qu'il était derrière le retrait systématique des pancartes de la candidate dans le district Lucerne, Barbara Charlebois.
Il a nié le 13 octobre, puis admis trois jours plus tard qu'il avait peint les lettres FLQ (Front de libération du Québec) sur les murs du bureau de l'association régionale des West Quebecers, dans le secteur Aylmer. Mme Charlebois était vice-présidente des West Quebecers à ce moment.
« Je plaide non coupable pour l'instant », a mentionné M. Villemaire, dans une entrevue téléphonique, hier. Son avocat, Me Marc-André Cayen, doit prendre connaissance du dossier d'ici le 12 avril, date de la prochaine apparition de son client devant la Cour du Québec, et analyser les déclarations incriminantes faites dans la tourmente médiatique, en octobre dernier.
M. Villemaire s'est rendu aux policiers le 16 octobre pour admettre ses gestes, et même ceux qu'il avait cachés concernant le bâtiment.
« La police croyait à un groupe organisé, alors que ce n'était pas le cas. Je ne voulais pas faire peur aux gens, créer de la panique et provoquer une chasse aux sorcières contre le mouvement indépendantiste en Outaouais. Les lettres FLQ ont fait peur. Mais je n'ai jamais eu l'intention de poser des gestes violents. Pour moi, le FLQ, c'est celui d'avant la crise de 1970. »
M. Villemaire ne veut pas inciter les gens à commettre de tels actes.
« D'afficher seulement en anglais est de la provocation. » La seule chose qu'il dit regretter est d'avoir inscrit les lettres FLQ. « Certaines personnes sont toujours sensibles à cause de ce qui s'est passé en 1970. »
En octobre dernier, Jean-Roch Villemaire a déclaré : « Je voulais créer une polémique. On peut dire que ç'a marché. »











