L'intimidation et la violence des membres des gangs de rue ont atteint un tel niveau à la prison de Hull, que les mafiosi et les motards sont considérés plus respectueux par les gardiens et les autres détenus.
« Avec les motards, le contrôle des ailes de détention était plus caché. Il y avait plus de respect, avant », explique le président du Syndicat des agents de la paix en milieu carcéral, Stéphane Lemaire. « Ce n'était pas la même violence. »
Peur et intimidation
Profitant de la place laissée par les motards, arrêtés en grand nombre au début des années 2000 au Québec, les membres des gangs de rue fonctionnent plus que jamais avec la peur et l'intimidation, autant avec les autres détenus qu'avec les gardiens de prison.
« À Hull et à Montréal, les gangs de rue, c'est là que ça frappe le plus », explique M. Lemaire.
Le ministère de la Sécurité publique ne constate pas la même chose que ses employés. « Nous n'avons pas eu de constat particulier quant à l'intimidation », a mentionné le porte-parole du ministère, Mario Vaillancourt.











