En principe, l'hébergement d'urgence est valide jusqu'à 72 heures après l'incendie. « Mais pas question de laisser les gens à la rue », a expliqué, hier, Simon Rousseau, responsable du dossier à la Ville de Gatineau.
Une semaine après l'incendie qui a ravagé les 95, rue Eddy et 28, rue Vaudreuil, les autorités tentent toujours de reloger les ménages, pour la plupart d'origine asiatique et sans assurance, qui ont tout perdu dans l'incendie.
Le drame vécu par les sinistrés a suscité la sympathie d'une partie de la population. Hier, les autorités ont dirigé les dons (argent, meubles, etc.) vers l'organisme Entraide familiale de l'Outaouais, qui en fera à son tour la distribution aux sinistrés.
Processus accéléré
Les autorités ont aussi convenu d'accélérer les démarches afin de fournir de nouveaux papiers d'identité aux sinistrés. Dans la plupart des cas, cartes d'assurance-sociale, visas, passeports et autres documents officiels ont disparu dans les flammes.
L'organisme Accueil-Parrainage-Outaouais accompagnera les sinistrés qui souhaitent obtenir une carte d'assurance-sociale. Au moins huit personnes ont perdu leur certificat de résidence permanente lors de l'incendie, une perte qui risque de compliquer leurs démarches.
« C'est le papier qui donne accès à tous les autres », a expliqué Bato Redzovic, directeur de l'organisme Accueil-Parrainage-Outaouais. Hier matin, il disait avoir obtenu la garantie qu'Immigration Canada allait accélérer le traitement des demandes pour les sinistrés.
Le député fédéral de Hull-Aylmer, Marcel Proulx, parlait dans le même sens. « Le processus va être accéléré pour voir ce qu'il est possible de faire rapidement avec eux, mais sans sauter d'étapes. [...] Sans passeport, sans assurance sociale, tu es bloqué partout, que ce soit au niveau du logement ou de l'aide sociale. C'est gens là sont devenus des sans-papiers, et c'est un problème. »
De son côté, François Roy de Logemen'occupe cherche à reloger les ménages. Huit d'entre eux sont admissibles à un loyer à prix modique. M. Roy a lancé un appel aux propriétaires de logements disponibles dans l'Île-de-Hull. « Il faut les loger au centre-ville, la plupart des sinistrés n'ont pas de moyen de transport », a-t-il dit.
Les autorités se rencontreront à nouveau jeudi pour faire le point sur la situation.











