La sentence de 48 mois imposée hier à Jacques-Éric Goyette, 20 ans, a été décrite d'« extrêmement sévère » par la juge Rosemarie Millar.
Le 28 décembre 2008, le véhicule que conduisait M. Goyette a percuté à 80 kilomètres/heure le véhicule du couple âgé dans la trentaine, à l'intersection du boulevard Lorrain et de la rue Marlène-Goyette, une zone où la vitesse maximale est de 50 km/h.
Le couple revenait d'une soirée du temps des Fêtes, et la femme avait pris le volant parce que son conjoint avait trop consommé pour conduire.
Le jeune Goyette n'a pas eu la même attitude, puisqu'il a échoué le test de l'alcoomètre, après avoir gravement blessé la femme et l'homme, qui se déplacent toujours à l'aide de prothèse et canne.
La femme vit aujourd'hui avec une jambe plus courte que l'autre.
Cette lourde sentence est exactement ce que demandait le ministère public. La défense, représentée par Me Marino Mendo, demandait des travaux communautaires pour son client sans antécédent judiciaire.
De l'avis du procureur de la Couronne, Me François Santerre, il s'agit de la sentence la plus sévère rendue pour ce type de crime, en Outaouais.
Le jeune avait consommé du cannabis et de l'alcool, et roulait trop vite malgré la glace sur la route et le brouillard dans la noirceur.











