Près de 20 ménages, pour la plupart d'origine asiatique, logent toujours à l'hôtel plus d'une semaine après l'incendie qui a ravagé leurs logements.
Selon le maire Bureau, c'est le « feu le plus difficile à régler » depuis l'incendie qui a détruit un immeuble à logements de la rue Richelieu, en janvier 2003.
« D'habitude, au bout d'une semaine, 10 jours, on trouve des solutions et on replace tout le monde dans la famille ou chez des amis », dit-il.
Sauf que cette fois-ci, « dans 90 % des cas », les sinistrés d'origine étrangère n'ont pas de famille dans la région.
Confronté à une situation qu'il juge « exceptionnelle », le maire Bureau a interpellé hier matin la députée de Hull, Maryse Gaudreault.
Après le feu sur la rue Richelieu, la Ville de Gatineau avait obtenu une aide financière de « 10 000 à 15 000 $ » de la part du gouvernement du Québec.
« On a fait la même démarche avec Mme Gaudreault. Les (députés libéraux de l'Outaouais) devraient regarder ça d'ici la fin de la semaine. »
Même si elle n'est pas tenue de le faire, la Ville de Gatineau hébergera à ses frais les sinistrés au moins jusqu'à vendredi.
« Pour Gatineau, ce sont des frais d'environ 1500 $ par jour en attendant de replacer ces gens-là », a dit le maire Bureau.
Il n'a pas l'intention de laisser tomber les sinistrés qui ont tout perdu dans l'incendie, y compris leurs précieux papiers d'immigration.
« On assume les frais, même si on n'est pas obligé de le faire passé un délai de 72 heures après l'incendie. On est en plein hiver et ces gens-là vivent une période difficile. »
Selon M. Bureau, il faudra encore plusieurs semaines avant de doter les sinistrés de nouveaux papiers et de leur trouver un logement.
19 ménages à placer
« Au total, il y a 20 ménages. Un seul ménage a réussi à se replacer. Il reste donc 19 ménages à placer, ce qui veut donc dire probablement 19 appartements différents. »
Même si l'émission de nouveaux papiers d'identités ne relève pas de sa compétence, la Ville de Gatineau ne renonce pas pour l'instant à son rôle de « coordination ».
« On a essayé d'avoir le plus de partenaires possible autour de la table - Immigration Canada, Immigration Québec et on a aussi le CSSS. Donc beaucoup de partenaires, beaucoup de collaboration. Et on a une rencontre à la fin de la semaine pour faire le point à nouveau. »











