Gangs de rue

La foi, une solution à la criminalité?

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Philippe Orfali
Le Droit

Les groupes religieux d'Ottawa ont eux aussi un rôle à jouer dans la prévention de la criminalité juvénile, ont fait valoir hier soir une soixantaine de personnes qui prenaient part à une table ronde sur la question des gangs de rue.

Leaders religieux, élus municipaux et représentants des services policiers se sont présentés à l'événement organisé par Prévention du crime Ottawa, afin de discuter de ce qui peut être fait par les groupes confessionnels pour régler le problème de la criminalité chez les jeunes.

Pour le pasteur Rudolph J. McEwan, des ministères Rhema, il était grand temps d'inclure l'élément de la foi dans la lutte contre le crime chez les jeunes. « Différentes initiatives communautaires ont leur place, mais il manque quelque chose. On doit parler d'espoir à ces jeunes qui, manifestement, ont des difficultés dans la vie », dit-il.

« Il est temps de faire entrer Dieu dans tout ça. » L'argument a été répété à de nombreuses reprises, hier soir, que les intervenants aient été chrétiens, musulmans ou juifs. M. McEwan a notamment suggéré de mettre sur pied davantage d'activités après l'école dans les quartiers défavorisés d'Ottawa.

« La foi, c'est quelque chose auquel on n'a pas encore songé pour aider à lutter contre le problème. Il est temps de le faire, a estimé la conseillère du quartier Rivière, Maria McRae. Trop souvent, quand on parle de criminalité et de gangs de rue, on regarde strictement les crimes, sans tâcher de comprendre ce qui a mené des individus à vouloir se joindre à ce genre de groupe. »

Pas moins de 110 membres confirmés de gangs de rue ont été identifiés à Ottawa l'an dernier, sans compter 250 « associés » à ces gangs.

Les groupes de croyants d'Ottawa peuvent aider de deux façons, croit Michael Justinich, de Prévention du crime. « Par le bénévolat et l'inclusion, et par la transmission d'un message d'espoir. Il y a mieux que la violence des gangs. On doit leur montrer. »

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