Accusée d'entrave au travail des policiers au Sommet de Montebello en 2007

Début du procès d'une manifestante

Le début du procès d'une manifestante accusée d'entrave au travail des... (La Presse)

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La Presse

Louis-Denis Ebacher
Le Droit

Le début du procès d'une manifestante accusée d'entrave au travail des policiers, lors du Sommet de Montebello de 2007, coïncide avec le rassemblement, hier, de centaines de citoyens contre la brutalité policière dans les rues de Montréal.

Leila Martin a été arrêtée le 20 août 2007, sur la route 148, près du Château Montebello, où les présidents du Mexique et des États-Unis s'étaient réunis avec le premier ministre Stephen Harper pour parler de sécurité et de prospérité. Plus de 1000 personnes ont manifesté près de la barricade construite pour isoler l'hôtel.

Cette arrestation est survenue après une journée de manifestation où la provocation des policiers était omniprésente, croit l'avocat de la défense, Me Denis Barrette.

La manifestante doit aujourd'hui répondre à une accusation d'entrave au travail des policiers. Assise dans la rue, elle aurait refusé de se lever et de quitter les lieux, au moment où des agents de la Sûreté du Québec (SQ) avançaient vers les derniers manifestants pour mettre un terme à leurs activités, en fin de journée.

Des activistes témoignent

Des activistes connus ont été appelés à la barre des témoins, dont Bill Clennett et le président de la Ligue des droits et libertés, Dominique Peschard.

Confirmant ne pas avoir vu l'arrestation, ils ont tout de même dit avoir observé des tensions entre policiers et manifestants, tout au long de la journée du 20 août.

Bill Clennett et le président de la Ligue des droits et libertés se sont dits surpris du nombre de policiers par rapport au nombre de manifestants.

Les forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, et ces derniers ont lancé des bouteilles d'eau, vides selon les deux témoins, en direction de l'escouade anti-émeute.

« Les policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes ont provoqué l'effet contraire de disperser les gens, en attirant les curieux », a dit le président de la Ligue.

Pendant la même journée, des manifestants ont dit avoir repéré des agents provocateurs de la SQ, qui tentaient de se faire passer pour des manifestants fauteurs de trouble, ont rappelé les deux témoins.

« La seule roche que j'ai vue dans des mains, c'était dans celle d'un homme qu'on croit être un policier déguisé », a dit M. Clennett.

Le procès se poursuit ce matin au palais de justice de Gatineau.

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