Cette partie de l'histoire entourant la manifestation contre le sommet réunissant les chefs d'État du Mexique, du Canada et des États-Unis, au Château Montebello, a été révélée hier pendant le procès de Leila Martin, accusée d'entrave au travail d'un policier, le 20 août 2007. « J'ai eu une visite à la maison, le 30 juillet. Deux policiers ont demandé à me rencontrer. Ils semblaient craindre la présence d'agents provocateurs. Ils me demandaient si j'en connaissais. J'ai répondu que non », a affirmé Bill Clennett, lors de son témoignage livré dans le cadre du procès de Mme Martin.
« Bonne dose de gaz »
M. Clennett a reçu « une bonne dose de gaz (lacrymogène) » lors de la manifestation. Il a versé un dépôt pour permettre à Mme Martin de sortir de la cellule du poste de police, même s'il ne la connaissait pas à ce moment.
Le président de la Ligue des droits et libertés, Dominique Peschard, a aussi témoigné, hier. « La veille de la manifestation, nous avons vu des gens photographier systématiquement les manifestants qui étaient déjà dans le secteur. »











