Selon nos informations, la victime a été retrouvée à côté de son lit, apparemment battue à mort, la tête reposant dans une marre de sang. L'homme gisait dans cette position depuis plus d'une journée, portant des marques de violence. Des voisins l'ont identifié comme étant Larry Chartier, 73 ans.
Un résidant de l'endroit, qui s'est identifié sous le nom de Will, a dit qu'il craignait régulièrement pour sa sécurité, à l'instar d'autres locataires. «Ce n'est pas la première fois que les policiers viennent ici. Si je pouvais mettre la main sur celui qui lui a fait ça...», mentionne-t-il.
Les policiers ont protégé l'entrée de l'édifice situé au 721, rue Chapel, dont le gestionnaire est la Société de logements communautaires d'Ottawa. Les policiers ont enquêté dans l'appartement numéro 122, au premier étage du bâtiment. Les autorités ne parlaient toujours pas de meurtre, mais de mort suspecte, en fin d'après-midi.
«Nous avons constaté le décès dès notre arrivée», a confirmé le porte-parole des ambulanciers paramédicaux d'Ottawa, Jean-Pierre Trottier.
Les policiers ont été appelés sur les lieux vers 2h. L'Unité des crimes majeurs de la police d'Ottawa est intervenue plus tard, en journée. Des enquêteurs ont jeté un regard dans un conteneur à déchets, à proximité de l'entrée principale, en matinée. Le corps a été retiré des lieux en début d'après-midi.
L'homme se déplaçait en chaise roulante, indique Will. «Il voulait retourner vivre à Montréal avec sa famille. C'était un homme très seul, rajoute-t-il. Larry correspondait avec sa famille par Facebook. Il semblait très triste.» Selon Will, les résidants ont trop souvent «peur de parler» de leurs préoccupations.
La police a diffusé peu d'informations hier matin, mais a confirmé que la victime était un adulte. L'édifice à logements est situé près de l'Université d'Ottawa, au sud de la rue Mann.
«Je le connaissais peu, rajoute un voisin, Harry McGuinnis. Je sais seulement que les policiers ont frappé à ma porte pour savoir si j'avais entendu quelque chose provenant de l'appartement, et ma réponse a été: 'non'.»
Aide pour les résidants
La direction de la Société de logements communautaires d'Ottawa travaillait à mettre en branle son programme de soutien aux résidants de l'endroit, hier. Les locataires du 721, Chapel, sont en grande majorité des personnes âgées. «Certains peuvent devenir anxieux dans de telles circonstances», explique la directrice, Jo-Anne Poirier.
«Nos agents devront être visibles dans les prochains jours. Nous devons leur démontrer que leur sécurité n'est pas compromise.» L'organisme se rend disponible pour des rencontres individuelles avec les résidants. Ce genre de programme est prévu pour gérer les crises, comme des morts suspectes ou des incendies. «Nous n'attendons pas qu'ils nous appellent pour agir», complète Mme Poirier.











