L'une des victimes est sa propre fille, et l'autre est celle de son ancienne conjointe. Les deux enfants ont aujourd'hui 8 et 9 ans.
Un rapport médical déposé à la cour affirme que le père s'est prêté à des « jeux » dans le bain, dès que sa fille a eu deux ans.
Une première enquête a été ouverte en 2006 par la police de Gatineau, mais le présumé pédophile, aujourd'hui âgé de 35 ans, niait sa responsabilité.
Trois ans plus tard, en septembre 2009, la belle-fille de l'agresseur a parlé à sa mère des actes sexuels qu'il pratiquait toujours sur elle. La femme a confronté son conjoint, qui serait passé aux aveux, et a alerté à nouveau la police de Gatineau.
La police a ouvert un deuxième dossier, ce qui a finalement permis la sentence de deux ans, cette semaine.
Film, aveux et thérapie
Selon la preuve, l'homme a fait visionner un film pornographique à sa belle-fille. Après avoir nié les abus envers les enfants, l'homme a avoué, et une dépression ainsi qu'une tentative de suicide ont suivi. Il s'est retrouvé en thérapie pour agresseurs sexuels. L'homme n'avait jusque-là aucun antécédent judiciaire.
La défense de l'agresseur affirme qu'il « est conscient de ce qui s'est passé, qu'il éprouve beaucoup de remords et qu'il a rapidement accepté d'aller suivre une thérapie. »
Les répercussions sur les victimes se sont manifestées avec des problèmes de comportement, a fait valoir la Couronne.
« Les facteurs atténuants sont dilués par les facteurs aggravants de l'âge des victimes et de la trahison d'une personne qui avait leur confiance », a tranché le juge Marc Bisson.
La Couronne et la défense ont proposé conjointement la sentence de deux ans de pénitencier. « Même si la proposition n'est pas la plus sévère, elle n'est pas déraisonnable », poursuit le juge Bisson. Une probation de 18 mois avec surveillance s'ajoute à la sentence. Le verdict a été prononcé mercredi.











