Cette mesure survient après une rencontre entre le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Dupuis, et le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, a appris LeDroit. Les deux camps se sont assis à la même table, la semaine dernière, confirment le bureau du ministre et la direction du syndicat.
Le ministre a accepté de doubler les effectifs de la patrouille, alors que le syndicat dénonçait le fait qu'un seul patrouilleur ne pouvait tout voir autour du bâtiment, et qu'il était trop facile pour les trafiquants de livrer leur marchandise illégale par-dessus les clôtures de l'établissement.
Dans les dernières semaines, LeDroit a rapporté les difficultés que vivaient les agents à contrôler le trafic de drogue. Un reportage avait d'ailleurs démontré combien il était facile de s'approcher des limites de l'établissement pour y lancer d'éventuels colis par-dessus les clôtures. Des bagarres, des règlements de compte et des débuts d'incendie devant des cellules ont aussi marqué l'actualité.
« Ç'a fait boule de neige, croit le président syndical, Stéphane Lemaire. Ce sont plusieurs événements qui ont beaucoup sensibilisé le politique. »
Sécurité des agents
Les épisodes de violence et les tentatives de trafic de drogue dans les murs de la prison ont fourni des arguments aux agents correctionnels, qui affirmaient que de la drogue - ou des armes - pouvaient être livrées clandestinement par-dessus les clôtures.
« On ne peut plus faire entrer de la drogue par la périphérie à la prison de Hull », résume le président syndical Stéphane Lemaire. « Notre crainte, c'était qu'une arme blanche pouvait passer par-dessus la clôture, et cela touche directement la sécurité des agents correctionnels. »
La prison de Hull est l'un des établissements carcéraux les plus chauds de la province, estiment plusieurs observateurs de la scène judiciaire.
L'ajout d'un patrouilleur n'est pas relié à la visite des inspecteurs de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), le 5 mars dernier, à la suite de bagarres et d'agressions armées avec des pics artisanaux. La CSST poursuit ses propres démarches.











