Un détenu qui purge sa sentence à la maison doit répondre à une série de conditions de la Cour, comme celle de ne pas sortir de sa résidence, sauf pour le travail ou les emplettes, selon un horaire strict établi par le tribunal.
Pour s'assurer de la présence du détenu à l'intérieur du couvre-feu, un agent de surveillance loge un appel téléphonique. La personne en sursis est alors obligée de répondre. Des visites surprises sont aussi organisées.
Mais, depuis un peu plus d'une semaine, les deux agents de services correctionnels qui s'acquittaient de cette tâche en Outaouais ont vu leur poste transféré à Montréal. Elles seront affectées à d'autres tâches dans le milieu correctionnel de l'Outaouais.
Les visites surprises à domicile seront faites par des agents de la métropole, affirme le ministère. « Pour les visites à domicile, cinq agents auront la double tâche d'assurer les suivis et de procéder aux visites », explique Marie-Michelle Lacasse, du ministère de la Sécurité publique.
Le principe des appels téléphoniques est par ailleurs critiqué par le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, Stéphane Lemaire. « La façon de faire est discutable, dit-il. On préfère toujours aller voir sur place. Cela évite de se faire 'rouler'. Plusieurs ne respectent pas leurs conditions, et c'est en se rendant chez eux qu'on remarque ce qui cloche. On devrait toujours faire des visites. »
M. Lemaire dit comprendre la volonté du gouvernement d'économiser, et se dit prêt à laisser la chance au coureur avant de dénoncer ou de vanter la centralisation des services à Montréal.











