La procureure de la Couronne a remporté la course à l'investiture libérale dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell (G.-P.-R.), hier soir, au premier tour, devant ses adversaires, Ken Hill, Gilles Roch Greffe et Maryanne Kampouris.
« Je ne veux pas être reconnu pour ce que je dis. Je veux que vous me connaissiez pour ce que j'accomplis pour vous, avec vous », a déclaré la candidate victorieuse d'un ton triomphal devant plusieurs centaines de militants libéraux, réunis à l'École secondaire catholique de Plantagenet.
« Je vous offre une nouvelle façon de voir et de faire les choses, sans aucun bagage politique », a-t-elle martelé.
Au total, plus de 1700 membres du Parti libéral du Canada étaient éligibles pour voter dans G.-P.-R.
Ambiance électrique
Il y avait une fébrilité dans l'air hier soir qui rappelait les beaux jours libéraux dans l'Est ontarien. Une ambiance électrique qui avait été rarement vue au cours des dernières années dans le fief historiquement libéral.
Militants des camps de Mme Bourgeois et de M. Hill, partagés de chaque côté de la salle et composés de plusieurs femmes, s'en sont donnés à coeur joie à plusieurs reprises avant le début des procédures officielles. À tour de rôle, les partisans ont scandé le nom de leur favori en brandissant avec autant d'enthousiasme une pancarte à leur effigie.
« On ressent un nouveau un vent. Est-ce le vent de la victoire dans G.-P.-R. ? Est-ce possible ? Je dirais même que c'est probable », s'est rincé Mauril Bélanger, député libéral de longue date du comté d'Ottawa-Vanier.
Le vétéran des Communes était présent pour recueillir des sommes pour le Fonds de la victoire, une initiative pour renflouer les coffres du Parti libéral.
Il a dit « atteindre l'objectif » de la soirée sans vouloir dévoiler le montant exact.
Lemieux, une cible de choix
Pour la première fois de sa campagne, Mme Bourgeois s'est également attaquée hier soir à son futur adversaire, le député conservateur Pierre Lemieux.
« Je n'aurai pas besoin de me promener dans des événements publics avec mon nom écrit dans le dos de ma chemise pour me faire reconnaître !, a-t-elle piqué lors de son discours bien senti de début de soirée. Je suis chez nous ici et je vous promets une chose : il n'y a personne, pas un conservateur, pas un Pierre Lemieux qui va venir me battre chez nous ! »
Le président d'honneur de sa campagne, l'avocat franco-ontarien Ronald Caza, avait commencé le bal quelques secondes auparavant lorsqu'il a présenté la candidature de Mme Bourgeois.
« M. Lemieux, commence à te chercher un autre job parce qu'il y a un train qui s'en vient vite et il s'en vient fort ! » a-t-il lancé.













