La friture, les croustilles, le chocolat et les gras trans disparaîtront à tout jamais des cantines exploitées par les associations de hockey mineur.
D'autres aliments comme les pizzas, les hot-dogs et les Slush Puppies seront tolérés. Mais à condition que leur teneur en gras, en sel ou en sucre soit réduite à des proportions santé.
La municipalité prévoit embaucher un nutritionniste afin d'élaborer des menus inspirés par le Guide alimentaire canadien.
Au menu, on offrira des plats plus nourrissants, comme des spaghettis, des sandwichs, des muffins santé ou des boissons énergisantes comme le Gatorade.
«On y trouvera amplement de quoi se nourrir à sa faim», assure Louis-Paul Guindon, directeur du module des loisirs et de la culture.
Le «virage santé» touchera dix arénas municipaux. En fait, il touchera tous les arénas, sauf l'aréna Guertin.
Le plus gros aréna de la ville est épargné par le virage santé. Il est le seul dont les cantines sont exploitées par l'entreprise privée.
Gatineau ne forcera pas les Olympiques de Gatineau à s'inscrire au virage santé, mais tentera quand même de convaincre le club de hockey d'y adhérer.
«Nous allons certainement discuter avec eux afin qu'ils puissent faire le virage eux aussi», a dit Louis-Paul Guindon.
Avec son virage santé, Gatineau suit l'exemple de Québec, Lac-Etchemin et Sainte-Julie. À Val-des-Monts, l'aréna de Perkins offre depuis septembre dernier de la soupe et des sandwichs.
Virage progressif
Ailleurs, l'application trop brusque du virage santé a nui aux associations de hockey mineur qui exploitent les cantines. Leurs revenus ont chuté de «20 à 25%».
Pour éviter un tel scénario, Gatineau a décidé d'étaler son virage sur trois ans et de réduire graduellement à zéro le loyer des associations de hockey mineur.
À une exception près, le conseil municipal a applaudi hier ce virage santé. Il s'inscrit dans la même lignée que les efforts faits dans les écoles pour éradiquer la malbouffe.
Libertés individuelles
Selon le conseiller Claude Millette, la municipalité va trop loin. À son avis, le choix d'un repas relève des libertés individuelles.
«Nous en sommes rendus à vouloir tout réglementer. Selon moi, on peut encourager les gens à bien manger, mais pas les y obliger. Il me semble que cela relève d'un choix personnel.»
«Une autre chose qui me fatigue, c'est qu'on commence par les petits arénas, mais que là où il y a le plus de 'mangeage', à l'aréna Guertin, on n'y va pas. Si c'est bon pour les petits arénas, alors ce devrait l'être aussi pour notre plus gros aréna. On croit à quelque chose ou on n'y croit pas!»











