Hier, Tony Cannavino a affirmé que sa réflexion sur son avenir politique est « presque complétée ».
En entrevue, il donne l'impression que sa décision est déjà prise et qu'il se lancera dans la course aux prochaines élections municipales.
Comme s'il était déjà en campagne électorale, le policier et syndicaliste à la retraite vante ses qualités de « rassembleur », de même que son réseau de contacts à travers le monde municipal, tant au Québec qu'au Canada.
L'ex-président de l'Association canadienne des policiers (ACP) fait aussi valoir sa connaissance approfondie des relations de travail.
Un atout utile, dit-il, pour régler les conflits en cours avec les employés municipaux.
M. Cannavino a confirmé les informations obtenues auprès de ses proches collaborateurs et rapportées dans LeDroit d'hier.
Il multiplie ces jours-ci les rencontres et accumule les appuis en vue d'une course à la mairie.
« Ma réflexion est presque complétée, mais avant d'annoncer quoi que ce soit, je veux entendre tous ceux qui ont demandé à me rencontrer. Mais vous savez, si l'accueil que je recevais n'était pas bon, ma réflexion serait terminée depuis un bon moment. »
Voix du « changement »
Personnage flamboyant au franc-parler notoire, M. Cannavino possède une personnalité qui tranche nettement avec les tempéraments plus discrets de ses deux adversaires déclarés, le maire Marc Bureau et le maire-adjoint Aurèle Desjardins.
Une situation qu'il entend, de toute évidence, tourner à son avantage.
« Comme je ne fais pas partie du conseil actuel, il va de soi que s'il n'y a que nous trois dans la course, c'est définitivement moi qui incarnerais le changement. Avec Tony Cannavino, on ouvrirait les portes et les fenêtres pour faire entrer une bouffée d'air frais à Gatineau. »
Pas désavantagé
M. Cannavino n'a jamais siégé à un conseil municipal, mais ce n'est pas un désavantage selon lui.
« Les maires des grandes villes québécoises, Laval, Montréal, Québec, n'ont jamais été conseillers municipaux.
Le poste de maire de Gatineau requiert une personne rassembleuse, visionnaire, avec des idées nouvelles. »
M. Cannavino affirme avoir fréquenté de près le monde municipal, notamment durant ses cinq années à la tête de l'Association canadienne des policiers.
Même si on l'associe beaucoup au monde syndical, M. Cannavino se dit confiant de rallier aussi l'establishment gatinois.












