À l'urgence de l'hôpital de Hull, à 8 h hier matin, 32 patients se trouvaient sur civière, ce qui représente un taux d'occupation de 200 %. Parmi tous ces patients, 10 attendaient un lit aux étages ou leur congé de l'hôpital depuis plus de deux jours complets.
En milieu d'après-midi, ils étaient toujours 10 dans cette situation.
Du côté de l'hôpital de Gatineau, le taux d'occupation de l'urgence s'établissait, hier matin, à 160 %. Six des 32 patients alités sur une civière y étaient depuis au moins 48 heures. En après-midi, un seul cas de moins était rapporté.
Au CSSSG, on indique qu'aucun facteur en particulier n'a causé cet engorgement dans les salles d'urgence.
« Il y a beaucoup de gens malades, mais il n'y a pas de gastro-entérites, il n'y a pas plus de cas de pneumonies ou de grippes, a laissé savoir le porte-parole du CSSSG, Sylvain Dubé. Il y a beaucoup d'achalandage, les gens déjà hospitalisés sur les étages sont malades, et les médecins ne peuvent pas leur donner leur congé parce que leur état de santé requiert une hospitalisation. »
Le porte-parole du Centre de santé a également souligné que depuis le début de la semaine, le nombre de patients arrivant par ambulance a été plus élevé que la normale.
« Plan de débordement »
Selon M. Dubé, un « plan de débordement » sera mis en place prochainement. « L'information que j'ai, à ce moment-ci, c'est que ce sera fait au cours des prochains mois », a-t-il indiqué.
L'une des solutions soulevées par le CSSSG est de déplacer les patients alités à l'urgence vers l'unité de soins où ils doivent être hospitalisés, même si tous les lits y sont déjà occupés.
Le directeur national des urgences au ministère de la Santé, le Dr Pierre Savard, avait indiqué la semaine dernière que l'objectif était de réduire à zéro, d'ici un an, le nombre de patients qui demeurent alités pendant plus de 48 heures sur une civière à l'urgence.
Le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, a cependant contredit dès le lendemain cette information, reconnaissant que malgré les améliorations souhaitées, « ce n'est pas un objectif qui est atteignable actuellement ».











