Lors de ce référendum, il y a eu égalité des votes (40 contre 40) entre les opposants et les partisans du changement de zonage nécessaire pour donner le feu vert au projet de développement domiciliaire. La municipalité demande donc un recomptage judiciaire mais avec un nombre aussi restreint de votants, il est peu probable qu'il y ait eu erreur lors du décompte des votes et il est fort possible que le résultat demeure le même après le recomptage.
Procédure peu connue
Selon le porte-parole de la municipalité de Chelsea, Charles Cardinal, la loi sur les référendums du Québec prévoit qu'en cas d'égalité, le maire aurait le pouvoir de trancher en votant. Cette procédure est très peu connue et le maire n'a pris aucune décision à ce sujet. « Notre conseiller juridique doit d'abord vérifier le texte de la loi et nous faire une recommandation à ce sujet. Nous ne savons pas non plus à quel moment la Cour supérieure du Québec nous donnera sa réponse à propos du recomptage mais nous espérons que ça aura lieu au courant du mois de février », a indiqué M. Cardinal.
Shank confiant
Le promoteur, Marc Shank, est relativement optimiste. « Un des deux règlements a été adopté (celui sur la densité) et pour l'autre, sur le zonage du terrain, il y a eu égalité. Nous avons été surpris car nous nous attendions à une majorité de 60 % et ce fut beaucoup plus serré. Il est difficile de convaincre un si petit nombre de gens car plusieurs avaient des positions bien arrêtées. Mais nous demeurons confiants et nous attendons la suite des choses », a déclaré M. Shank.
Les opposants, eux, prétendent que trois personnes dont le nom figurait sur la liste des personnes habilitées à voter, n'étaient pas éligibles. « Nous avons porté plainte auprès du Directeur général des élections du Québec mais, même si nous gagnons notre cause, je ne sais pas si cela aura un effet sur le résultat du référendum ou s'il y aura un nouveau référendum », a commenté le porte-parole des opposants, Geoff Bleich.











