Comme à chaque année, Transports Québec annonce les investissements prévus pour l'année qui débute dans la réfection des routes, la conservation des ponts et viaducs et le développement du réseau.
Dans l'ensemble du Québec, c'est 3,7 milliards $ qui seront dépensés cette année, un engagement électoral des libéraux. Plus de la moitié seront aiguillés vers les routes en région. Quelque 49 000 emplois dépendent de ces projets.
La part de la région outaouaise représente 5,7 % de l'enveloppe totale allouée par le ministère des Transports.
Le député de Papineau et ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, doit annoncer ce montant pour la région lors d'une annonce, aujourd'hui.
« Priorité nationale »
Après son enquête sur l'effondrement du viaduc de la Concorde, Pierre Marc Johnson avait soutenu que l'entretien du réseau routier devait devenir « une priorité nationale », a rappelé hier la titulaire des Transport, Julie Boulet. Les routes québécoises seront un jour aussi bonnes que celles des États américains limitrophes, promet Mme Boulet... on vise 2022 ! L'an dernier, on estimait que 55 % des 120 000 km de routes au Québec étaient en bonne condition. On sera à 57 % cette année.
Pour Mme Boulet, Québec fait d'une pierre deux coups avec ces projets à court terme on stimule l'économie à un moment où elle en a bien besoin. À long terme on favorise le développement économique en augmentant la fluidité, facilitant la circulation des biens et des personnes.
Échangeur Turcot
Pour Montréal, de gros chantiers sont à prévoir ils donneront du travail à 6500 personnes. La région de Québec se taille une portion surprenante du gâteau ; 370 millions $ pour 5000 emplois. Plus de la moitié des budgets pour Montréal iront à la conservation des structures existantes les ponts et les viaducs. Il y aura 45 millions pour l'asphalte et 117 millions $ pour le développement du réseau.
Le chantier des chantiers restera l'échangeur Turcot. Il n'y aura pas beaucoup de ciment qui se coulera en 2009, le projet de refaire sur remblai le spaghetti de 25 mètres de haut avancera lentement. Pas moins de 320 000 autos passent chaque jour sur ces 11 bretelles qui datent d'Expo 67 et ont fini leur vie utile.
La Presse avait révélé l'automne dernier que ce centre nerveux du trafic montréalais avait dû être fermé d'urgence à
l'été 2008 parce que des firmes de surveillance avaient sonné l'alarme.
Parmi les travaux majeurs, on retrouvera l'échangeur Dorval, qui dessert l'aéroport Trudeau, un projet de plus de 250 millions $ dont 54 seront dépensés cette année. Les structures prévoiront l'espace pour une éventuelle navette dans quelques années. Un autre coin souvent bloqué, l'échangeur des Laurentides (la jonction de la 15 et de la 40), aura 5,3 millions. L'échangeur Anjou pour la 25 aura 14,6 millions $ en travaux.
Le pont Galipeau vers l'Île-Perrot recevra 29 millions $ pour le segment qui rentre dans l'île de Montréal. La moitié vient du budget de la Montérégie. On mettra trois voies de circulation et une piste multifonctionnelle pour les piétons et les cyclistes.
Appels au PPP
Avant juillet, Québec lancera les appels d'intérêts pour les firmes susceptibles de le faire en partenariat public-privé. Des travaux conventionnels débuteront dès 2009, pas moins de 65 millions de factures.
Parallèlement on prépare les audiences que tiendra le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui devra approuver le projet avant que le conseil des ministres donne le feu vert.
Même si l'échangeur Turcot actuel est condamné, Québec paiera cette année 18 millions $ pour l'entretien de la chaussée et la surveillance de la structure trois firmes sont mandatées pour scruter à la loupe la sécurité de l'ouvrage 24 heures
sur 24.
AVEC LOUIS-DENIS EBACHER










