« Le Zellers et le Costco (le 'Power Center' qu'avait lancé le promoteur Claude Bérard au début des années 1990), c'est un bon exemple de ce qu'il ne fallait pas faire », a lancé M. Bureau, en marge de la consultation publique d'hier.
M. Bureau s'est appuyé sur la présentation faite plus tôt par Denis Collerette, du Service d'urbanisme et du développement durable. « On ne commence pas (à développer) un secteur par du commercial, mais en suivant la population », a mentionné M. Collerette. L'étude présentée hier confirme que les secteurs du Plateau et Aylmer sont ceux qui voient leur population augmenter le plus rapidement.
Le projet de planification fait l'objet d'une consultation publique qui se poursuit ce soir, à la Maison du citoyen.
Hier, des dizaines de gens d'affaires se sont présentés à la première consultation, qui se déroulait dans le secteur Gatineau. La municipalité veut adopter un nouveau règlement sur le développement commercial, alors que sa démographie est en pleine expansion.
Zellers et Costco, qui s'étaient établis près du boulevard Labrosse à l'époque de l'ancienne Ville de Gatineau, n'ont pas survécu au développement du boulevard Maloney et des autres secteurs. « Les gens n'ont pas suivi, relate le maire Bureau. C'était trop loin et mal placé. »
Depuis, le Costco a déménagé aux Promenades de l'Outaouais, et le Zellers, sur le boulevard Maloney.
Feu Claude Bérard aurait pu résumer en ses propres mots l'étude dévoilée hier. « Le 'Power Center de la 50, c'est mort. Y'a pas un fou qui va aller s'établir là aujourd'hui. La vraie place, c'est le Plateau », avait-il dit en 2005.
Des craintes
Alors que la Ville se prépare à modifier son zonage commercial, le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Philippe Marion, craint « une poussée inflationniste » dans le cas où certaines zones présentement considérées à vocation commerciale seraient retirées.
Samedi, LeDroit rapportait que Gatineau envisageait de réduire de 30 % les espaces à vocation commerciale sur son territoire. Selon la firme Géocom, le potentiel de développement commercial n'excède pas, d'ici 2016, les 720 000 pieds carrés à Gatineau.
« On craint une augmentation du coût des loyers, des coûts des matériaux, car le même nombre de gens d'affaires auront moins de terrains disponibles », a rétorqué M. Marion, hier.
Le président de la chambre de commerce déplore que l'administration municipale n'ait pas mis son organisme dans le coup dans sa démarche de planification commerciale. « Oui, ça prend un plan directeur. Mais les urbanistes et les politiciens ne sont pas des experts en commerce. Ça prendrait un deuxième avis pour valider les constats », croit M. Marion.
Candidat à la mairie de Gatineau, Aurèle Desjardins croit pour sa part que Gatineau doit laisser les commerces s'installer s'ils permettent de réduire les fuites commerciales vers Ottawa. « Il faut travailler avec le monde des affaires et les associations », ajoute-t-il.











