Le ministre régional Norm MacMillan précise que son gouvernement refusera toutefois de payer pour les ajouts faits au projet de départ.
Jeudi matin, la STO a annoncé que l'inflation et des « bonifications » aux plans initiaux du Rapibus ont fait grimper les coûts de 195 à 232,5 millions $.
Des tunnels pour piétons, une passerelle avec ascenseur et une piste cyclable ont été ajoutés à certaines des 12 stations qui doivent jalonner le Rapibus.
En outre, une station a été déplacée et une autre agrandie pour mieux desservir le futur complexe sportif, les édifices fédéraux du square de la Cité et la Maison de la culture.
Par contre, deux tronçons de la future voie rapide pour autobus seront sacrifiés. À moins que Québec et Gatineau consentent de nouveaux crédits.
« Avant d'annoncer une contribution supplémentaire, on va vérifier les chiffres. Ce n'est pas à nous de payer pour les ajouts au projet », a dit le ministre MacMillan.
Le gouvernement du Québec contribue déjà pour 146 millions $ au projet Rapibus, tandis que la Ville de Gatineau assume le reste de la facture, en versant 49 millions $.
Le président de la STO, Patrice Martin, a été incapable de départager, jeudi, la part des dépassements de coûts dont sont responsables les ajouts au projet. Le maire Marc Bureau, lui, les a chiffrés à 6 millions $.
Le ministre MacMillan veut vérifier ces détails avant d'annoncer une contribution supplémentaire de son gouvernement.
« Nous sommes responsables et imputables de l'argent qu'on verse, dit le ministre. On ne peut pas juste verser 30 millions $ comme cela, sans vérifier. »
Le maire Marc Bureau s'est dit prêt à contribuer jusqu'à 9 millions $ supplémentaires afin d'éviter que les tronçons Labrosse-Lorrain et Montcalm-Taché soient sacrifiés.
L'Université du Québec en Outaouais (UQO), et ses centaines d'étudiants, serait la première touchée par l'abandon du tronçon Alexandre-Taché.
« Notre souhait est d'être desservi. Si ce n'est pas dans la phase I, ce sera dans la phase II. Tout à l'UQO est pensé en fonction du transport en commun, comme les rabais offerts aux usagers de l'autobus », a dit Gilles Mailloux, du service des communications de l'UQO.
Le coup d'envoi des travaux sera donné à la fin de l'été. Les autobus rouleront sur le Rapibus en 2011, un an plus tard que ce qu'avait promis le premier ministre Jean Charest lors de la campagne électorale de 2007.











