Irréprochable... mais pas légale

Neuf places d'une garderie en milieu familial menacées

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Neuf places d\'une garderie en milieu familial menacées

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La propriétaire d'Au bonheur de nos petits coeurs, une garderie en milieu familial du secteur Hull, Marie-Chantal Brunette, a trois enfants «?à elle?», dont sa fille de 8 mois Marie-Soleil, en plus de s'occuper des quinze enfants qu'on lui a confiés. Le hic?? C'est neuf places non autorisées par son permis de six, aux yeux du ministère de la Famille.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

Justine Mercier
Le Droit

Neuf enfants pourraient perdre prochainement leur place dans une garderie gatinoise parce que le ministère de la Famille n'autorise pas les services en milieu familial à accueillir plus de six enfants s'ils ne détiennent pas de permis à cette fin.

Après avoir cherché en vain une place à sept dollars par jour pour leur fillette, Rodrigue Gilbert et sa conjointe ont déniché une place non subventionnée à la garderie Au bonheur de nos petits coeurs, un établissement en milieu familial du secteur Hull. Ils doivent débourser 31 dollars par jour, mais sont très satisfaits des services obtenus.

Mais voilà que la propriétaire de la garderie, Marie-Chantal Brunette, a reçu mardi la visite d'un inspecteur du ministère de la Famille.

« Elle m'a dit que c'est très bien organisé, que c'est une très belle garderie, mais que la loi ne permet pas que j'assume la garde de plus de six enfants de l'extérieur chez moi. »

La loi prévoit en effet que les garderies peuvent accueillir seulement six enfants, à moins qu'elles ne détiennent un permis ou qu'elles soient reconnues par un bureau coordonnateur. Comme la garderie de Mme Brunette accueille chaque jour 15 enfants, en plus des trois de Mme Brunette, le ministère considère que neuf enfants sont en surplus.

Solutions

La propriétaire d'Au bonheur de nos petits coeurs se dit prête à restructurer sa garderie pour se conformer à la loi, mais demande au ministère de la Famille de lui accorder un délai afin d'éviter que les parents se retrouvent pris au dépourvu et que quatre éducatrices se retrouvent au chômage en cette période de crise économique.

Elle propose trois solutions au ministère, dont une qui impliquerait le déménagement de la garderie ailleurs qu'à son domicile.

M. Gilbert est pour sa part inquiet, parce que sa conjointe vient à peine de retourner au travail au terme de son congé de maternité.

« Des garderies, n'essaie pas d'en trouver, et encore moins des places à sept dollars dans les centres de la petite enfance : c'est comme chercher de l'eau dans le désert », s'exaspère-t-il.

Au ministère, la porte-parole Audrey Gagnon a expliqué qu'en cas de fermeture d'un service de garde, les parents doivent se rabattre sur la recherche d'une nouvelle place au même titre que tous les autres. Mme Gagnon réfère au localisateur de services de garde et aux services régionaux de renseignements du ministère.

Elle reconnaît cependant qu'« il n'y a pas de solution miracle » pour ces parents qui pourraient se retrouver du jour au lendemain sans garderie.

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