L'auteur du livre La fluoration - Autopsie d'une erreur scientifique, Gilles Parent, a notamment présenté le résultat de ses recherches devant la dizaine de citoyens qui s'étaient déplacés au campus Gabrielle-Roy du Cégep de l'Outaouais.
Entendre un autre point de vue
Marie-Pier Lambert et Vanessa Holmes-Bujold, toutes deux étudiantes en hygiène dentaire au Cégep, étaient du nombre.
« De ce qu'on apprend à l'école, le fluor a un impact plus que positif sur les caries, notamment chez les jeunes défavorisés », a dit Marie-Pier Lambert. « On est ici pour entendre un autre point de vue, même si on a déjà des idées favorables par rapport au fluor », ajoute sa collègue.
Les opposants au projet de fluoration de l'eau estiment que le fluor est une substance nocive pour l'humain et l'environnement. Une vision que partage Dominique Vaillancourt, résidante du secteur Hull.
« Ce produit médical ne doit pas être donné à tout le monde pour régler le problème d'une minorité, s'exclame-t-elle. Et puis, on ignore totalement la provenance de ce fluor. Ça m'inquiète beaucoup. » Les citoyens devraient se prononcer lors d'un référendum sur la question plutôt que de laisser ce choix aux élus, dit-elle.
Risque
Mme Vaillancourt souligne aussi que bien peu d'information sur le sujet est accessible sur le site web de la Ville. « J'aimerais bien m'informer davantage, mais on n'en parle pas. »
La directrice du CREDDO, Nicole DesRoches, abonde dans le même sens : « On a besoin de fluor sur nos dents, pas dans notre corps. Les dentifrices et les rince-bouches au fluor en contiennent déjà amplement, fait-elle valoir. Les avantages qu'on attribue au fluorure ne valent pas le risque »
La commission Gatineau, ville en santé devrait prendre connaissance, en mai, d'un rapport que prépare actuellement un expert sur le sujet.
Si elle va de l'avant, Gatineau suivrait l'exemple de sa voisine, Ottawa, où cette mesure est en place depuis 1972.












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