Tomographe par émission de positrons

Nouvelle arme contre le cancer à Gatineau

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Nouvelle arme contre le cancer à Gatineau

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Le président du CA du CSSS de Gatineau, Bruno Bonneville, le chef médical de la médecine nucléaire du CSSSG, le Dr François Raymond et le président de la Fondation du CSSS de Gatineau, Antoine Normand

Étienne Ranger, LeDroit

Caroline Barrière
Le Droit

Un nouvel appareil à la fine pointe de la technologie viendra en aide aux personnes aux prises avec le cancer en Outaouais. Le tomographe par émission de positrons (TÉP) permettra de réaliser près de 1000 examens diagnostiques par année au service de médecine nucléaire de l'Hôpital de Gatineau.

Le TÉP pourra diagnostiquer une lésion, vérifier l'efficacité d'un traitement ou même détecter une récidive. Selon le Dr François Raymond, chef médical en médecine nucléaire, les examens seront plus précis et les images en trois dimensions plus détaillées. Il sera même possible de déceler des tumeurs mesurant six ou sept millimètres. Il sera aussi plus facile de détecter des cancers précoces et le nombre de chirurgies pourrait donc diminuer.

« Pour environ un tiers des patients, le TÉP pourra signifier un changement de thérapie ou d'approche thérapeutique en ce qui a trait aux traitements », a assuré le médecin nucléiste.

Grâce au nouvel appareil, les patients n'auront plus à se rendre à Montréal ou à Sherbrooke pour y subir un tel examen où les listes d'attente sont de trois à quatre mois. Les patients de l'Abitibi pourront également venir dans la région pour y subir leur examen avec le tomographe.

Moins de radiation

Le TÉP étant très sensible, il nécessitera une quantité moins grande d'isotopes médicaux tout en assurant une meilleure performance. « Cela signifie qu'il y aura moins de radiation pour les patients », a ajouté le spécialiste en précisant que l'examen à l'intérieur de l'appareil pouvait durer 30 minutes.

Le Dr Raymond a indiqué que la technologie actuelle faisait du département de médecine nucléaire de Gatineau l'un des plus modernes au Québec et en Ontario. Un agrandissement de 350 mètres carrés a été nécessaire pour installer l'appareil. « Nous ne sommes donc pas limités par la technologie et par l'espace », a-t-il indiqué.

Il a dit croire que le TÉP pourra aider au recrutement et à la rétention de professionnels dans la région. Puisque l'accès à l'appareil est davantage limité en Ontario qu'au Québec, il a indiqué qu'il ne voyait pas pourquoi les patients d'Ottawa ne pourraient pas franchir la rivière des Outaouais pour subir leur examen à Gatineau.

L'appareil qui sera utilisé en cancérologie pourra éventuellement servir en cardiologie et en neurologie. Il devrait fonctionner à raison de trois jours semaines. Le budget de fonctionnement est évalué à 800 000 $ par année. Si les besoins sont plus importants que ceux estimés au départ, ils pourraient être révisés au cours des prochaines années.

L'investissement pour l'acquisition de l'appareil et des divers équipements ainsi que les frais de construction pour l'agrandissement et l'aménagement des lieux a totalisé 5 millions $. Le financement provient du ministère de la Santé (3,2 millions $), du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) (1,2 million $), de la Fondation du CSSSG (400 000 $) et de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais (200 000 $).

Donateur

Rhéal Bourdeau, du secteur Hull, a aidé à l'acquisition du TÉP grâce à un don dont la valeur n'a pas été dévoilée. Récemment, il s'est rendu dans une clinique privée de Montréal avec sa petite soeur afin qu'elle puisse y subir un tel examen. Il a dû débourser la somme de 2500 $.

« J'ai décidé de prendre les profits de mes placements et j'ai demandé quels projets la Fondation avait sur la table. Étant donné ce qui venait de se passer et comme l'attente était trop longue, je me suis dit que c'est ce que je voulais. Ce n'était pas normal de ne pas avoir ces soins de santé ici dans la région. »

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