La Direction de la Santé publique de l'Outaouais a lancé, hier, son rapport sur la santé environnementale de la région. Ce rapport conclut qu'en général, l'air et l'eau de la région sont peu pollués. Par contre, les épisodes de smog se multiplient et pourraient devenir plus nombreux au cours des prochaines années.
La directrice par intérim de la Santé publique de l'Outaouais, la docteure Hélène Dupont, et son collègue Louis-Marie Poissant, ont révélé qu'il y a eu 58 jours de smog de 2004 à 2008 et que ce nombre va augmenter à cause principalement des automobiles. Ils ont lancé un appel envers une hausse de l'utilisation du transport en commun et une diminution de l'utilisation de l'automobile. Selon M. Poissant, la région d'Ottawa-Gatineau souffre d'une absence de coordination entre les deux systèmes de transport en commun et cela nuit à son efficacité et à sa popularité. À son avis, le simple fait que le pont Prince-de-Galles (pont ferroviaire) ne soit pas utilisé par un système quelconque de trains de banlieue, démontre à quel point les deux systèmes ne sont pas bien intégrés.
Le rapport souligne aussi le problème de la pollution périodique des plages causé par les excréments des canards et des bernaches qui envahissent les berges des rivières et les parcs urbains.
Sources de pollution à éviter
Parmi les sources de pollution à éviter, les auteurs mentionnent le chauffage au bois, populaire dans la région surtout en zone rurale. Ils rappellent qu'un poêle à bois qui chauffe durant neuf heures, émet autant de particules fines qu'une automobile qui roule 18 000 kilomètres. Or, ces particules fines sont celles qui s'infiltrent le plus profondément dans le système respiratoire.
Sur le plan de l'eau potable, le bilan est assez positif puisque les municipalités qui n'avaient pas un bon système de filtration ont presque toutes régularisé leur situation.
Les auteurs ne s'inquiètent pas outre mesure du problème de déversement périodique d'eaux usées dans la rivière des Outaouais, par les surverses, lors de fortes pluies. Mais M. Poissant a prédit que le problème rendra de l'ampleur en raison des changements climatiques puisque les pluies diluviennes se produisent plus souvent.











