Brigil propose un village urbain ambitieux d'un milliard $ à Gatineau

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Brigil propose un village urbain ambitieux d\'un milliard $ à Gatineau

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Alain Pinard, Gilles Desjardins et Pierre Marcotte, représentants de Brigil, ont déposé les maquettes de l'Ambassade Champlain, un projet de 1 milliard $ visant à ériger un « village urbain » - 2500 unités de logement, des espaces verts et des petites boutiques à l'échelle de la vie de quartier - dans le secteur Aylmer à Gatineau.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

Louis Lafortune
Le Droit

Les plans et les maquettes sont prêts pour ce qui doit devenir le plus ambitieux projet résidentiel et commercial de l'histoire de Gatineau : un village urbain évalué à un milliard de dollars.

LeDroit a appris que le Groupe Brigil Construction lancera cet été la première étape d'un projet baptisé « Ambassade Champlain » dans le secteur Aylmer. Ce village urbain naîtra sur une superficie d'une centaine d'acres à l'ouest du pont Champlain, entre le chemin d'Aylmer et le boulevard Lucerne, ainsi qu'entre les deux terrains de golf Château Cartier et Rivermead. Au menu : 2500 unités de logements divers dont des résidences pour aînés autonomes, quatre tours de condos sur 15 étages et des maisons jardins.

L'entreprise de l'homme d'affaires Gilles Desjardins planifie un volet commercial avec 100 000 pieds carrés réservés pour des bureaux, des boutiques, des bistros, des bars et des cafés, le tout à une échelle plus humaine, comme les anciennes rues Principales.

Il n'y aura pas de grandes surfaces, précise M. Desjardins. « C'est un peu comme le Mont-Tremblant, au bas des pentes. Il y a des condos et au rez-de-chaussée, il y a des commerces. On va créer un petit village urbain. C'est un projet d'un milliard de dollars et ce sera échelonné sur 10 à 14 ans. »

Gilles Desjardins estime qu'un tel village - plus dense que des quartiers traditionnels - pourra accueillir de 5000 à 6000 personnes.

Le promoteur immobilier a acheté ces terrains de l'ancienne Ville d'Aylmer, en 2001, un site qui était détenu par la Commission de la capitale nationale et qui avait été cédé à la municipalité.

Défi

« C'est tout un défi de planifier et d'organiser un tel projet, avoue M. Desjardins. Mais on est prêt à le lancer. Ça fait huit ans que je le mûris. J'ai un plan stratégique et j'ai bâti une équipe forte autour de moi. On a été patient parce qu'on aurait pu tout de suite construire des maisons unifamiliales, comme dans d'autres quartiers. Mais ce site est à 0,5 km du pont Champlain. Il y a trois terrains de golf tout près, l'accès au transport en commun et des pistes cyclables. Je voyais plutôt ici un village urbain. »

L'architecte et urbaniste de Brigil, Pierre Marcotte, parle d'un endroit unique à Gatineau où les gens pourront résider et consommer, et même travailler sur place dans certains cas. « C'est plus une communauté qu'un quartier, avec sa rue commerciale principale. Il y aura aussi divers types d'habitations et ce sera une communauté viable et durable. On peut même obtenir la certification environnementale LEED pour ce genre de projet. Aux États-Unis, on appelle ça le 'LEED for neighborhoods'. »

Selon Brigil, ce projet sera respectueux de l'environnement. Le terrain actuel est surtout composé de grands espaces verts parsemés de boisés. Des arbres, dont des chênes centenaires, seront protégés, et de l'espace a été réservé pour des parcs, note Gilles Desjardins, ajoutant que le village urbain sera ceinturé d'un sentier de pistes cyclables.

Par ailleurs, il ne s'agit pas d'un village qui ressemblera aux fameuses communautés fermées et sécurisées - les 'gated communities' aux États-Unis. Brigil veut attirer une clientèle variée, que ce soit les retraités, les célibataires ou les jeunes familles.

Crise économique

Bien que ce projet arrive en pleine récession mondiale, Gilles Desjardins est loin de s'inquiéter. « Il n'y a pas de crainte. La vie continue, dit-il, soulignant que la région d'Ottawa-Gatineau s'en tire bien avec une économie qui se porte bien. Nous, chez Brigil, ça va super bien. On estime que ce sera l'une des meilleures années de notre histoire parce qu'on a beaucoup de projets à Gatineau et à Ottawa. »

Pour le financement, l'homme d'affaires souligne que ses terrains sont déjà payés et qu'il aura aussi l'appui des institutions financières, dont Desjardins et la Banque Nationale.

Enfin, Gilles Desjardins dit aussi avoir fait des études de marché et affirme qu'il y aura de la demande pour des quartiers plus denses. Les études démographiques prévoient également une prochaine vague de demandes pour ce genre de logements, notamment vers 2014 et 2015.

« Il y aura un prochain gros boom et il faut se préparer maintenant », dit-il.

Selon l'échéancier établi par Brigil, les travaux d'installation des services publics débutent cet été. La mise en chantier des unités de logement et des bâtiments commerciaux suivra au début de 2010.

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