Maisy Odjick et Shannon Alexander sont deux jeunes filles de la communauté autochtone de Kitigan Zibi, près de Maniwaki. Elles manquent à l'appel depuis le 6 septembre dernier.
Hier, la mère de Maisy, Laurie a demandé l'appui de la population afin d'organiser une battue dans les environs de la réserve, le 2 mai prochain.
Prêtant son appui à la communauté éplorée, la présidente de Femmes autochtones du Québec, Ellen Gabriel s'est dite déçue du traitement réservé à ce dossier par la Sûreté du Québec (SQ) et des médias.
« Boomer le lion, qui s'est perdu dans Kitigan Zibi, a reçu plus d'attention que Maisy et Shannon. Trop peu a été fait pour les retrouver », a-t-elle lancé lors d'un point de presse, hier.
Selon Mme Gabriel, les autochtones ne sont pas considérées au même titre que les autres Canadiennes lors de leur disparition. « Quand ce sont des autochtones, c'est ignoré. Il y a deux standards (sic). »
Le porte-parole de la SQ, Marc Butz, affirme pour sa part que n'importe quel dossier de disparition est mis à jour lorsque de nouvelles informations parviennent aux enquêteurs.
« L'enquête n'avance pas »
Outre la mère d'une des disparues et Mme Gabriel, le président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec, Pierre-Hughes Boisvenu, s'en est pris au fait que l'enquête sur la disparition des deux jeunes filles ait été menée par deux corps policiers différents, soit la SQ et les policiers de Kitigan Zibi. « Les deux filles sont disparues en même temps », rappelle-t-il.
« Il faut que ça change. Il n'y a pas d'aide pour les familles, l'enquête n'avance pas. Deux adolescentes ne disparaissent pas comme cela. Je ne crois pas les policiers lorsqu'ils nous disent que c'est une fugue », a affirmé Laurie Odjick.
Maisy Odjick avait 16 ans et Sannon Alexander, 17, lorsqu'elles ont été vues pour la dernière fois le 5 septembre, à Maniwaki.
Une photo et une description détaillée des deux jeunes filles est en ligne sur le site findmaisyandshannon.com.
Toute personne désirant apporter son aide le 2 mai doit se rendre sur le site pour entrer en contact avec les organisateurs. Un autobus partira du 312, avenue Laurier, à Ottawa, à 7 h, en direction de Kitigan Zibi.











