Hier, le conseiller municipal Pierre Philion a mis au défi son collègue Joseph De Sylva de l'affronter lors d'un débat public sur la question.
Opposé au projet de partenariat avec les Olympiques de Gatineau, Pierre Philion n'a pas apprécié certaines déclarations de son collègue du conseil.
Avant-hier, M. De Sylva a prévenu les opposants qu'ils devraient en payer le prix politique si jamais l'entente de partenariat devait échouer par leur faute.
Piqué au vif par cette déclaration, M. Philion invite son collègue à débattre sur la place publique de l'entente de 28 millions entre la Ville et les Olympiques.
« Je ne suis pas sûr que (M. De Sylva) comprenne toutes les implications fiscales et financières de l'entente. S'il est tellement convaincu que le protocole est avantageux, qu'il vienne nous l'expliquer. Pour ma part, je suis persuadé que ce n'est pas une bonne entente parce que ce sont les citoyens qui prennent tous les risques. Peut-on imaginer qu'on a voté un projet de 28 millions sans connaître les matériaux qui seront utilisés ou avoir vu les plans et devis ? »
« Je n'ai pas peur de lui, a rétorqué Joseph De Sylva. Mais je refuse d'embarquer dans son jeu. Ce n'est pas une question de défier qui que ce soit. »
De Sylva s'explique
Vice-président du comité exécutif, M. De Sylva a ensuite expliqué en détail les raisons qu'ils l'ont poussé à voter en faveur du projet, le 27 mars dernier.
L'argument principal qui milite en faveur de ce projet, selon lui, ce sont les coûts d'agrandissements garantis à 28 millions par Ed Brunet et associés, l'entrepreneur retenu par les Olympiques.
« C'est une garantie qui a son importance dans un contexte où on assiste à des hausses de coûts faramineuses dans le domaine de la construction », dit-il.
L'entente prévoit en outre que les coûts d'exploitation demeurent sensiblement les mêmes que pour l'aréna actuel, tout comme le nombre d'heures de glace disponible pour la ville.
Si jamais le projet devait être repris depuis le début, jamais la Ville de Gatineau ne pourrait obtenir une entente aussi avantageuse, soutient M. De Sylva.
« Si le projet avorte, on va devoir aller en soumissions. Et là, ça nous coûtera 30, 35 ou 40 millions et les citoyens verront que nous avions raison. »
La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, n'a toujours pas donné son approbation au projet d'agrandissement.













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