Le candidat à la mairie Aurèle Desjardins a réclamé une sanction exemplaire contre le responsable du gâchis.
« C'est un scandale monumental, un cas de négligence grave qui ne doit pas rester impuni, a-t-il déclaré. Le promoteur, Nader Dormani devra s'expliquer rapidement et clairement car le projet adopté par le conseil municipal était très clair : il fallait protéger ce monument de notre patrimoine et non le détruire. »
Suspension de permis
À l'instar des défenseurs du patrimoine, M. Desjardins réclame une sanction exemplaire. Les pénalités prévues dans le règlement d'urbanisme sont insuffisantes à ses yeux. « Cela revient à une tape sur les doigts. Ailleurs, il y a eu des suspensions de permis de plusieurs années infligées à des contracteurs. »
Candidat au poste de conseiller de Buckingham, Maxime Pedneaud-Jobin accuse la Ville de « mollesse » dans un courriel envoyé aux médias. Un courriel qu'il dit avoir écrit « sous le coup de la colère ».
« Détruire Chez Henri, c'est se détruire nous-mêmes », laisse-t-il tomber. Cité monument historique en 2003, l'hôtel Chez Henri n'a cessé de se détériorer, malgré sa présence dans un site du patrimoine.
Disparu pour toujours
« Depuis des années, les propriétaires (du Chez Henri) qui se sont succédé savaient qu'il n'y aurait aucune conséquence à leur négligence. Avant-hier, on apprenait que la Ville de Québec avait retiré son permis de construction à un promoteur qui a coupé 16 arbres matures. Qu'imposera la Ville de Gatineau au responsable du massacre de Chez Henri ? Des arbres, ça repousse, Chez Henri est disparu pour toujours. »
Les chantiers patrimoniaux devraient être surveillés plus étroitement, a fait valoir Aurèle Desjardins. « Ce qu'il faudra faire, à l'avenir, dans le contexte de bâtiments patrimoniaux ou historiques, c'est de s'assurer qu'un inspecteur soit sur place pour s'assurer que les travaux soient faits comme convenu. Il n'y en a pas une tonne, de ces projets-là. Quand bien même on déléguait un inspecteur pour s'en occuper... »












