La destruction d'une partie de l'hôtel Chez Henri est inadmissible, insiste Aurèle Desjardins

La négligence doit être sévèrement punie

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

La négligence doit être sévèrement punie

Agrandir

Michel Lafleur, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

« Scandale », « massacre », « négligence grave »... Les réactions indignées ont continué de fuser, hier, à la suite de la destruction d'une partie de l'hôtel historique Chez Henri à Gatineau.

 Le candidat à la mairie Aurèle Desjardins a réclamé une sanction exemplaire contre le responsable du gâchis.

« C'est un scandale monumental, un cas de négligence grave qui ne doit pas rester impuni, a-t-il déclaré. Le promoteur, Nader Dormani devra s'expliquer rapidement et clairement car le projet adopté par le conseil municipal était très clair : il fallait protéger ce monument de notre patrimoine et non le détruire. »

Suspension de permis

À l'instar des défenseurs du patrimoine, M. Desjardins réclame une sanction exemplaire. Les pénalités prévues dans le règlement d'urbanisme sont insuffisantes à ses yeux. « Cela revient à une tape sur les doigts. Ailleurs, il y a eu des suspensions de permis de plusieurs années infligées à des contracteurs. »

Candidat au poste de conseiller de Buckingham, Maxime Pedneaud-Jobin accuse la Ville de « mollesse » dans un courriel envoyé aux médias. Un courriel qu'il dit avoir écrit « sous le coup de la colère ».

« Détruire Chez Henri, c'est se détruire nous-mêmes », laisse-t-il tomber. Cité monument historique en 2003, l'hôtel Chez Henri n'a cessé de se détériorer, malgré sa présence dans un site du patrimoine.

Disparu pour toujours

« Depuis des années, les propriétaires (du Chez Henri) qui se sont succédé savaient qu'il n'y aurait aucune conséquence à leur négligence. Avant-hier, on apprenait que la Ville de Québec avait retiré son permis de construction à un promoteur qui a coupé 16 arbres matures. Qu'imposera la Ville de Gatineau au responsable du massacre de Chez Henri ? Des arbres, ça repousse, Chez Henri est disparu pour toujours. »

Les chantiers patrimoniaux devraient être surveillés plus étroitement, a fait valoir Aurèle Desjardins. « Ce qu'il faudra faire, à l'avenir, dans le contexte de bâtiments patrimoniaux ou historiques, c'est de s'assurer qu'un inspecteur soit sur place pour s'assurer que les travaux soient faits comme convenu. Il n'y en a pas une tonne, de ces projets-là. Quand bien même on déléguait un inspecteur pour s'en occuper... »

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer