M. Bureau doit rencontrer la ministre Normandeau, aujourd'hui, en marge des assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec au centre des congrès du Hilton Lac-Leamy.
Le maire Bureau cherche à comprendre pourquoi la ministre Normandeau a refusé l'entente de partenariat public-privé (PPP) de 28 millions $ avec les Olympiques de Gatineau.
« Comment se fait-il qu'il y a eu des ententes similaires dans d'autres villes et où on a donné l'accord aux municipalités ? Là non plus, il n'y avait pas eu d'appels d'offres. »
Weemaes
Dans sa réponse à la Ville, la ministre indique que le projet d'agrandissement de Guertin aurait « nécessité une demande de soumissions publiques », ce que Gatineau n'a pas fait.
Pourtant, dans les municipalités de Boucherville, Delson, Sainte-Catherine et Pierrefonds, des ententes de partenariats-publics-privés « identiques » à Guertin ont été acceptées par le passé.
C'est du moins la prétention du directeur général de Gatineau, Robert Weemaes, principal architecte de l'entente de PPP avec les Olympiques de Gatineau.
M. Weemaes note que les quatre autres ententes comportaient un bail emphytéotique et un contrat de location à long terme, exactement comme le projet d'entente avec les Olympiques. Les projets étaient toutefois de moindre ampleur, concède-t-il.
Le cas de Boucherville
À la Ville de Boucherville, on est très surpris d'être mêlé à la controverse.
« Chez nous, il n'y a pas de PPP, et il n'y en a pas eu », a dit la directrice des communications, Michèle Fournier. Un bail emphytéotique de 20 ans et un contrat de location à long terme ont toutefois été conclus pour la construction d'un centre multifonctionnel de 6 millions $. C'était peu avant la fusion avec Longueuil en 2002.
« Mais il y avait eu un appel d'offres et trois ou quatre entreprises avaient soumissionné. Ce n'était pas un PPP. D'ailleurs, à l'époque, on ne parlait pas encore de PPP au Québec », a dit Mme Fournier. L'édifice a été racheté du constructeur par la Ville de Boucherville après la défusion de 2004, pour des raisons fiscales.
Le cas de Delson
Rencontré aux assises annuelles de l'UMQ, le maire de Delson, Georges Gagné, et deux de ses conseillers municipaux n'avaient aucune souvenance d'un partenariat public-privé négocié dans leur petite municipalité de la rive sud de Montréal. « Peut-être confond-il avec la municipalité voisine de Saint-Constant ? » s'est demandé le conseiller Stéphane Perreault.
Questionné à ce sujet, Robert Weemaes a rétorqué qu'un PPP avec bel et bien vu le jour à Delson, mais il y a de cela plusieurs années. Il dit avoir en sa possession des avis juridiques pour le prouver. Les documents ne sont toutefois pas du domaine public pour le moment, s'est-il excusé, si bien qu'il nous a été impossible de les consulter hier.













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