En réaction à notre article d'hier, M. Bureau a concédé qu'il aurait pu contester la décision du ministère des Affaires municipales dans ce dossier.
La ministre Nathalie Normandeau a refusé d'autoriser le projet de 28 millions $ sous prétexte qu'il aurait nécessité une demande de soumissions publiques.
Des procureurs embauchés par la municipalité soutiennent toutefois que cette décision était contestable devant les tribunaux.
« Rassembleur »
« On aurait peut-être pu (contester), mais on a choisi de ne pas le faire parce que ce projet-là doit être rassembleur. Et ça ne donne rien, à ce stade-ci, de partir dans une bataille avec le ministère. C'est malheureux, mais on va recommencer le processus à neuf. Ce projet devra être aussi rassembleur que le sont le complexe sportif et le Rapibus. »
M. Bureau a évité de répondre quand on lui a demandé si les avocats embauchés par la ville avaient bien conseillé la direction générale dans le dossier de Guertin.
« Je pense qu'on avait un directeur général (Robert Weemaes) qui avait de l'expérience dans les partenariats publics-privés », a répondu M. Bureau.
Contexte défavorable
Le maire Bureau ajoute que le climat était peu favorable à la signature d'un premier accord de partenariat public-privé (PPP) à Gatineau.
Il a évoqué les dépassements de coûts de l'autoroute 30 et la saga des compteurs d'eau à Montréal, deux autres projets réalisés en PPP.
« Mon interprétation est qu'on n'était peut-être pas dans une bonne conjoncture [...] alors on a peut-être été très, très, très prudents du côté du ministère. »












