| Commenter Commentaires (3)

En moyenne, les temps d'attente à l'urgence continue de grimper

Plus de patience requise en Outaouais

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Palmarès

Palmarès des urgences

Palmarès des urgences

Consultez notre palmarès détaillé des urgences. »

Sur le même thème

Plus de patience requise en Outaouais

Agrandir

Archives, LeDroit

Caroline Barrière
Le Droit

En Outaouais, la situation dans les urgences continue de se détériorer, puisque la durée moyenne de séjour est passée de 20 heures et 42 minutes en 2007-2008 pour grimper à 21 heures et 24 minutes en 2008-2009.

Les hôpitaux de Hull et de Gatineau conservent tous deux leur note de D- pour la période annuelle prenant fin le 31 mars 2009. La durée moyenne de séjour à Gatineau est de 25 heures et 30 minutes et de 20 heures et 36 minutes à Hull.

Les deux établissements du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) occupent les dernières positions de leur catégorie, avec le Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur dans Lanaudière, pour les établissements du Québec ayant une mission régionale.

La plupart des hôpitaux de la région de l'Outaouais ont conservé une note semblable à celle qui leur avait été attribuée pour l'année 2008. Les urgences de Pontiac et de Wakefield font toutefois moins bonne figure cette année. Dans le cas de Pontiac, sa note est passée de B + à C + alors qu'à Wakefield, elle a chuté de B- à C +. Les durées moyennes de séjour ont augmenté de 4 heures et 30 minutes à l'urgence de Pontiac, de 2 heures et trente minutes à Buckingham et de 30 minutes à Hull.

Par ailleurs, il y a eu une amélioration de 30 minutes à Wakefield, de 24 minutes à Maniwaki et de 6 minutes à Gatineau.

Gatineau et Hull

L'hiver dernier, le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc avait visité les 11 urgences les plus problématiques de la province.

Il s'était arrêté à Hull et à Gatineau pour tenter de trouver des solutions aux problèmes récurrents d'engorgement.

Les urgences de Hull et de Gatineau ne réussissent toujours pas à atteindre les objectifs ministériels et les patients séjournent trop longtemps sur les civières de l'urgence avant d'avoir droit à un lit à l'étage ou de recevoir leur congé.

La norme du ministère a été établie à 12 heures. En mars dernier, le CSSSG adoptait son plan de débordement des urgences. Il prévoit le transfert, dès que possible, des patients au service le plus adéquat afin de désengorger l'urgence, même si tous les lits de ce service sont déjà occupés. Il comprend également trois procédures d'intervention - des codes de couleur rouge, jaune et vert - en fonction du nombre de civières se trouvant dans les urgences.

Québec n'imitera pas l'Ontario

Afin de régler les problèmes de ses urgences, le Québec n'a pas l'intention de suivre l'exemple de l'Ontario qui a imposé un programme de financement axé sur les résultats. Cette initiative récompense les établissements qui sont en mesure d'atteindre certains objectifs précis par rapport aux temps d'attente dans les salles d'urgence. La province octroie également un financement additionnel pour que les cibles soient atteintes.

Les sommes peuvent être investies selon les besoins spécifiques des hôpitaux, comme l'augmentation de personnel dans les services d'urgence, la réorganisation du travail ou la rénovation des salles d'urgence pour faciliter les déplacements des patients.

Toutefois, les hôpitaux qui ne réussissent pas à atteindre les cibles doivent rembourser les sommes accordées par le ministère de la Santé même si l'argent a déjà été dépensé.

Pas une question d'argent

Selon Marie-Ève Bédard, attachée de presse du ministre Bolduc, il ne s'agit pas d'une façon de faire qui est envisagée. « Les problèmes d'engorgement ne sont pas des questions de budget, car il n'y a jamais eu autant d'argent consacré à la santé. On parle plutôt d'une pénurie de personnel, de surcharge de travail et d'organisation de nos façons de faire ».

Elle a ajouté que des enveloppes ont été dirigées là où les urgences devaient être rénovées.

« Selon le ministre, il faut maintenir les infrastructures et les installations performantes afin que le personnel évolue dans un milieu compétitif. Il mise aussi sur le développement des ressources et l'amélioration du fonctionnement des urgences. Le diagnostic qui a été posé est différent au Québec. »

Marie-Ève Bédard a expliqué que certaines initiatives sont étudiées au ministère de la Santé avec l'aide du directeur national des urgences, le Dr Pierre Savard, pour aller de l'avant. « Parfois l'impact peut se faire sentir rapidement mais parfois il faut plus de temps », a-t-elle insisté.

Commentaires (3)
    • Le temps d'attente ne tient certainement pas compte des heures passées dans la salle d'attente. Lors de ma dernière visite à l'hôpital de Hull dûe à des problèmes cardiaques j'ai attendu 7 heures dans la salle d'attende alors qu'aucun patient n'aie été appellée. La salle était pleinne de gens, aucune chaise disponible avec des gens qui toussaient, des jambes cassées, et des personnes agées qui avaient besoin d'attention. J'ai finalement quitté pour aller en Ontario où on m'a vu et traité immédiatement.

      Je suis vraiment désolée que l'on nous demande encore d'être patient, car cela fait depuis des années que cela dure, et cela ne s'améliore pas.

    • Est-ce que la durée moyenne de séjour à Gatineau de 25 heures et 30 minutes tient compte de la tonne de personnes qui décident de partir de l'urgence avant de voir le médecin en devoir? J'ai été à deux reprises à l'urgence de gatineau au cours du dernier mois et c'était tout simplement l'enfer. Au cours de l'une de ces visites, pendant au moins deux heures aucun patient n'a été appelé pour aller dans l'une des chambres de consultations.

      À quoi ça sert de dépenser pour des nouvels infrastructures si de toute façon il n'y a pas assez de personnel médicaux pour faire la job.

      Est-ce que c'est normal d'avoir seulement qu'un médecin de garde quand il y a au moins quarante patients qui attendent pour être vus? Je plains ce pauvre médecin, il/elle doit vraiment hair sa job.

      Oû est l'augmentation de la qualité du service de santé que les Libéraux nous ont promis? Oû va toute l'argent que nous dépensons?

      Bien à vous,

      Un client insatisfait!

    • Étant allé à l'hopital vendredi dernier, je peux vous dire que le premier problème que j'ai vécu est le suivant. Je suis arrivée avec ma fille en ambulance et on croyait qu'elle avait une fracture. Je suis allée l'inscrire et après un bout de temps nous sommes allées au triage, la première décision à prendre était simple je crois; une radiographie. Non j'ai du attendre de 20h15 à 5h10 du matin avant d'en obtenir une. Il me semble que ce n'est pas sorcier . Quand quelqu'un arrive avec une attelle sur la jambe ça semble assez évident qu'elle n'a pas mal au dent. Déjà si j'avais eu la radiographie le médecin aurait dû la recevoir et s'il n'y a pas fracture tu envois l'infirmière dire au patient que ce n'est qu'une contusion et te renvoyer chez toi.

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.

Nous vous invitons à commenter les articles suivants:

Veuilez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer