Les hôpitaux de Hull et de Gatineau conservent tous deux leur note de D- pour la période annuelle prenant fin le 31 mars 2009. La durée moyenne de séjour à Gatineau est de 25 heures et 30 minutes et de 20 heures et 36 minutes à Hull.
Les deux établissements du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG) occupent les dernières positions de leur catégorie, avec le Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur dans Lanaudière, pour les établissements du Québec ayant une mission régionale.
La plupart des hôpitaux de la région de l'Outaouais ont conservé une note semblable à celle qui leur avait été attribuée pour l'année 2008. Les urgences de Pontiac et de Wakefield font toutefois moins bonne figure cette année. Dans le cas de Pontiac, sa note est passée de B + à C + alors qu'à Wakefield, elle a chuté de B- à C +. Les durées moyennes de séjour ont augmenté de 4 heures et 30 minutes à l'urgence de Pontiac, de 2 heures et trente minutes à Buckingham et de 30 minutes à Hull.
Par ailleurs, il y a eu une amélioration de 30 minutes à Wakefield, de 24 minutes à Maniwaki et de 6 minutes à Gatineau.
Gatineau et Hull
L'hiver dernier, le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc avait visité les 11 urgences les plus problématiques de la province.
Il s'était arrêté à Hull et à Gatineau pour tenter de trouver des solutions aux problèmes récurrents d'engorgement.
Les urgences de Hull et de Gatineau ne réussissent toujours pas à atteindre les objectifs ministériels et les patients séjournent trop longtemps sur les civières de l'urgence avant d'avoir droit à un lit à l'étage ou de recevoir leur congé.
La norme du ministère a été établie à 12 heures. En mars dernier, le CSSSG adoptait son plan de débordement des urgences. Il prévoit le transfert, dès que possible, des patients au service le plus adéquat afin de désengorger l'urgence, même si tous les lits de ce service sont déjà occupés. Il comprend également trois procédures d'intervention - des codes de couleur rouge, jaune et vert - en fonction du nombre de civières se trouvant dans les urgences.
Québec n'imitera pas l'Ontario
Afin de régler les problèmes de ses urgences, le Québec n'a pas l'intention de suivre l'exemple de l'Ontario qui a imposé un programme de financement axé sur les résultats. Cette initiative récompense les établissements qui sont en mesure d'atteindre certains objectifs précis par rapport aux temps d'attente dans les salles d'urgence. La province octroie également un financement additionnel pour que les cibles soient atteintes.
Les sommes peuvent être investies selon les besoins spécifiques des hôpitaux, comme l'augmentation de personnel dans les services d'urgence, la réorganisation du travail ou la rénovation des salles d'urgence pour faciliter les déplacements des patients.
Toutefois, les hôpitaux qui ne réussissent pas à atteindre les cibles doivent rembourser les sommes accordées par le ministère de la Santé même si l'argent a déjà été dépensé.
Pas une question d'argent
Selon Marie-Ève Bédard, attachée de presse du ministre Bolduc, il ne s'agit pas d'une façon de faire qui est envisagée. « Les problèmes d'engorgement ne sont pas des questions de budget, car il n'y a jamais eu autant d'argent consacré à la santé. On parle plutôt d'une pénurie de personnel, de surcharge de travail et d'organisation de nos façons de faire ».
Elle a ajouté que des enveloppes ont été dirigées là où les urgences devaient être rénovées.
« Selon le ministre, il faut maintenir les infrastructures et les installations performantes afin que le personnel évolue dans un milieu compétitif. Il mise aussi sur le développement des ressources et l'amélioration du fonctionnement des urgences. Le diagnostic qui a été posé est différent au Québec. »
Marie-Ève Bédard a expliqué que certaines initiatives sont étudiées au ministère de la Santé avec l'aide du directeur national des urgences, le Dr Pierre Savard, pour aller de l'avant. « Parfois l'impact peut se faire sentir rapidement mais parfois il faut plus de temps », a-t-elle insisté.













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