André Laframboise déménagerait la bibliothèque Lucy-Faris au British Hotel

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André Laframboise déménagerait la bibliothèque Lucy-Faris au British Hotel

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Propriété de la famille Tchorewski depuis le milieu des années 1950, le British Hotel est à vendre depuis un certain temps.

Martin Roy, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

De taverne à bibliothèque municipale. S'il n'en tenait qu'à lui, le conseiller municipal André Laframboise déménagerait les livres de la bibliothèque Lucy-Faris entre les épais murs de pierre du British Hotel à Gatineau.

Ce n'est pas d'hier que M. Laframboise milite pour la préservation du British Hotel, un bar de la rue Principale à Aylmer. Le vieil édifice est présumé avoir accueilli la première réunion du conseil municipal d'Aylmer en 1847.

Propriété de la famille Tchorewski depuis le milieu des années 1950, le British Hotel est à vendre depuis un certain temps. En achetant l'édifice, la municipalité pourrait y installer la bibliothèque Lucy-Faris, trop à l'étroit dans ses locaux de la Place des Pionniers, à 200 mètres de là.

Pour André Laframboise, la Ville se doit de faire quelque chose pour protéger le British Hotel. Il veut lui éviter le même sort que l'hôtel historique Chez Henri, dont une partie a été démolie sans autorisation par un entrepreneur.

« Certains ont parlé de construire la nouvelle bibliothèque près du centre aquatique Paul-Pelletier. Mais je la verrais davantage au British Hotel. Il est situé au centre-ville, c'est plus facile d'y avoir accès à pied, alors que si elle était construite près de la piscine intérieure, les gens devraient s'y rendre en voiture. Le British Hotel s'inscrirait bien dans un circuit culturel qui comprend déjà La Basoche et l'Auberge Symmes. »

Pour valider son idée, M. Laframboise a visité l'hôtel en compagnie du directeur des arts, de la culture et des lettres de la Ville de Gatineau, Louis Cabral, et du président de la Société d'histoire du Québec, Richard Bégin.

Investissements importants

M. Laframboise reconnaît que son projet nécessiterait des investissements importants. D'abord pour faire l'acquisition de l'édifice. Ensuite pour l'agrandir au besoin. Mais selon lui, ce n'est pas l'espace qui manque. Et si l'édifice devait s'avérer trop petit, le stationnement compte suffisamment de place pour construire une annexe.

M. Laframboise en a profité pour décocher une flèche à l'endroit du maire Marc Bureau qui annonçait, vendredi dernier, des investissements de plus de 40 millions dans le secteur Aylmer, dont 25,5 millions pour agrandir l'usine d'eau potable.

« L'usine d'eau, ce n'est pas un cadeau, c'est une nécessité après des années à saccager nos espaces verts pour laisser place à de nouveaux quartiers résidentiels. On se pète les bretelles avec les investissements de 9 millions sur la rue Principale, mais ça fait 20 ans qu'on attend ça. Si on était sérieux, on amènerait le Rapibus à Aylmer et on réaliserait le plan de revitalisation du Parc des Cèdres que certains veulent remettre aux calendes grecques. Et on investirait dans l'hôtel British pour en faire un point d'ancrage au centre-ville. »

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