« Dans mon cas, c'est sûr que je serai de la course à la mairie jusqu'au bout. Je vais avoir un beau programme, une belle équipe. Les gens verront une différence dans ma façon de travailler et dans mon leadership », a insisté hier Tony Cannavino qui s'incarne comme le candidat capable d'amener du changement à la Maison du citoyen.
L'ancien policier et syndicaliste était au coude à coude avec Aurèle Desjardins dans les intentions de vote, au début du mois de mai, selon un sondage Segma-LeDroit. Ce sondage confirmait le statut de favori de Marc Bureau avec 49 % des intentions de vote, contre 27 % pour M. Desjardins et 24 % pour M. Cannavino.
« Pour moi, le nombre de candidats dans la course n'est pas un facteur déterminant, reprend M. Cannavino. Actuellement, la notoriété du maire, qui est en place depuis quatre ans, lui donne un avantage. Plus on sera dans la campagne officielle, plus les candidats auront alors la chance de se démarquer. Et c'est là que le choix de la population va se faire. »
Dans le camp d'Aurèle Desjardins, on croit M. Cannavino sur parole. « Je sais que M. Cannavino ne se retirera jamais, même s'il ne récoltait que 2 ou 3 % des intentions de vote », a dit le conseiller Pierre Philion, un des principaux organisateurs de la campagne à la mairie de M. Desjardins.
Selon nos informations, les deux camps se sont « passés des messages » à une certaine époque, en vue d'éviter une course à trois de nature à favoriser la réélection de Marc Bureau. « C'était des discussions à bâtons rompus », a précisé hier M. Cannavino, qui n'en fait pas grand cas.
Quant à Aurèle Desjardins, il soutient n'avoir jamais eu connaissance de telles discussions. « Je n'ai entendu parler de ça aucunement. Personne ne m'a approché dans ce sens-là et je vous dirais que ce n'est vraiment pas dans mes intentions. »
M. Desjardins dit n'avoir aucun contrôle sur le nombre de candidats qui se seront de la course à la mairie de Gatineau lors du déclenchement officiel de la campagne électorale, le 18 septembre prochain. « C'est la démocratie », a-t-il laissé tomber, en ajoutant qu'il ne changera pas « son plan de match ».
Pour sa part, le conseiller du secteur Aylmer, André Laframboise, n'écarte pas complètement l'idée de briguer la mairie de Gatineau. La perspective d'une course à plusieurs candidats le fait hésiter, puisque son objectif consiste premier est de détrôner Marc Bureau.












