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Le propriétaire de l'hôtel historique et l'entrepreneur sont pénalisés par la Ville de Gatineau

Amende de 130 000 $ pour Chez Henri

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Amende de 130 000 $ pour Chez Henri

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Le propriétaire de l'hôtel chez Henri, Nader Dormani et l'entreprise Construction SLBL ont été mis à l'amende.

Patrick Woodbury, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

La Ville de Gatineau infligera une amende de près de 130 000 $ aux responsables de la destruction partielle de l'hôtel historique Chez Henri.

Le propriétaire de l'édifice, Nader Dormani, et l'entrepreneur général, Construction SLBL, recevront chacun une amende de 60 000 $ en vertu de la Loi sur les biens culturels.

En outre, quatre amendes de 2000 $ chacune seront infligées au constructeur pour des infractions aux règlements d'urbanisme.

La municipalité retirera aussi le crédit de taxes que le propriétaire devait toucher sur une période de cinq ans, une fois l'ancien hôtel transformé en bureaux d'affaires et occupé à 50 % de sa capacité.

Les défenseurs du patrimoine, qui réclamaient une sanction « exemplaire », n'étaient pas totalement satisfaits hier.

Mais pour le président de la Société d'histoire de l'Outaouais, Michel Prévost, la punition décidée par le conseil municipal est un moindre mal dans les circonstances.

« J'ai obtenu du maire Marc Bureau l'assurance que les amendes infligées à l'entrepreneur représentent le maximum permis par la loi, a dit M. Prévost, même si je trouve que 130 000 $, sur un projet qui totalise plus de 6 millions, ce n'est pas beaucoup. Cependant, la ville doit composer avec les lois et règlements existants. S'il y a quelque chose de plus à faire, c'est de faire pression auprès du ministère de la Culture pour que des amendes plus importantes soient imposées à l'avenir dans des cas pareils. »

Le chantier du Chez Henri a été arrêté de toute urgence, le mois dernier, quand la ville a constaté que l'entrepreneur n'avait pas respecté son permis de construction. La municipalité avait autorisé la démolition de deux murs. Mais l'entrepreneur a aussi détruit, sans autorisation, un mur d'acrylique situé au second étage, de même qu'une partie de la tourelle et du toit qui devaient être préservés.

Des sociétés d'histoires et autres associations de défense du patrimoine ont été dévastés d'apprendre la destruction presque totale de l'édifice. Toutes ont demandé une sanction exemplaire, certaines allant jusqu'à dénoncer le manque de leadership du conseil municipal dans ce dossier. L'hôtel Chez Henri avait été cité monument historique par la Ville de Gatineau en 2002.

En outre, il jouissait d'une protection supplémentaire de par sa situation dans un site du patrimoine. « Au moins, la Ville de Gatineau a infligé une amende, ce qui ne semble pas toujours être le cas au Québec dans de pareilles situations », a dit M. Prévost.

Selon nos informations, un rapport présenté hier au conseil municipal conclut que les éléments détruits par l'entrepreneur n'auraient pu être sauvés. Une version des faits que refuse d'admettre Michel Prévost.

Ailleurs, des spécialistes de la restauration ont réalisé des miracles pour préserver de la destruction des édifices en plus mauvais état que le Chez Henri. « Quand on veut restaurer un édifice, on ne se présente pas sur le chantier avec un boulet de fer pour démolir des murs », a-t-il laissé tomber, non sans une pointe d'exaspération dans la voix.

Selon nos informations, des membres du conseil municipal craignent maintenant les contestations judiciaires de la part de l'entrepreneur.

Un affrontement devant les tribunaux risque de bloquer le chantier sur une longue période et d'exposer ce qui reste de l'édifice historique aux intempéries et au vandalisme. Advenant que le propriétaire refuse de poursuivre les travaux, la Ville de Gatineau mettrait plusieurs mois à obtenir les ordonnances nécessaires pour les compléter elle-même.

Commentaires (2)
    • M. Prévost dit que l'amende de 130,000$ ce n'est pas beaucoup. Dans quel monde il vit ce monsieur. On voit bien que ce n'est pas son argent. Je me demande combien il serait prêt ce monsieur à investir de sa poche dans ce projet. Ce monsieur dit avoir obtenu du maire l'assurance que les amendes seraient au maximum. Qui gouverne à Gatineau. Quelqu'un m'a dit qu'il avait envoyé plusieurs demandes au maire pour une rencontre et n'a jamais eu de réponse. Il semble que ce monsieur Prévost dicte au Maire ce qu'il doit faire. Je crois que ce débat à prie des allures de cirque. Le maire annonce à la télévision qu'il y aura amende avant même que le présumé coupable soit avisé. Cela s'appelle de la petite politicaillerie à mon avis.

    • Bon... Merci au maire et aux conseillers qui votn encore nous faire avaler une facture salé en avocats et frais judiciaires... Au lieu d'aller prendre des cours de "Fiscalité 101 - Comment gérer un budget" ils se lançent dans une lutte contre un entrepreneur. Bien que je sois déçu qu'ils aient détruit un troisième mur et une partie de la tourelle, je dois aussi me dire qu'aujourd'hui n'importe quel édifice est considéré comme patrimonial par la gang à Prévost. Si un ex-maire à une une grippe dans une grange ils veulent que ça soit préserver! Siboire... Le Chez Henri est un bâtiment qui tombait en ruine. À un moment donné il faut avancer, si la façade et le mur qui longe la ruelle sont préservé je crois que l'entrepreneur à fait son boulot. Pour ce qui est du reste, bof! On ne verra jamais l'intérieur de toute façon lorsque que le projet sera terminé. De plus depuis l'arrivé en poste de Bureau la ville à dépenser beaucoup plus en frais juridique mais ne veulent pas donner les détails aux citoyens! Pour un gars qui voguait sur la transparence je dois dire que ça fait dur en maudit! Jaimais pas plus Ducharme, mais au moins il savait lire un contrat quand venait le temps de signer! Bureau semble plus embalé par son look affreux que d'apprendre à gérer un budget en période de crise! Et vous croyez que les entrepreneurs ont détruits des choses qui ne vallait pas la peine sans l'expertise d'un ingénieur? Vous vous trompez, et les ingénieurs de la ville sont plus qu'incompétents pour la plupart d'entre eux! Ils sont venu à ma propriété à 3 reprises pour analyser le pourquoi que le drainage régulier ne se faisait plus, jusqu'au moment où ils ont embauché un ingénieur externe qui a découvert en moins de deux minutes qu'un voisin avait monté son terrain.. Wow.. 3 fois et ils n'ont jamais remarqué une dénivélation de plus de 9 pouces de haut. Pas fort la ville.. pas fort..

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