Difficile pour certains fidèles de l'église Saint-Paul d'Aylmer de pardonner

Une grande tristesse chez les paroissiens

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Une grande tristesse chez les paroissiens

Agrandir

Le père André Muamba Kalala.

MICHEL LAFLEUR, LeDroit

Louis Denis Ebacher
Le Droit

« Nous sommes croyants. Nous sommes supposés pardonner, mais là... »

La tristesse et parfois la colère ont envahi le coeur de nombreux résidants et paroissiens, hier, pendant qu'ils observaient les pompiers arroser ce qui restait de l'église Saint-Paul d'Aylmer.

Pendant que James McConnell se demandait comment il pouvait bien pardonner à la ou les personnes à l'origine de l'incendie criminel, Monique Enright répondait que « ces gens-là ont besoin de directions ».

« Priez pour lui »

Un peu plus loin, une autre paroissienne, Marie Gentillon, tentait de contenir ses larmes en parlant du ou des suspects recherchés.

« Priez pour lui (le ou les criminels). C'est peut-être un enfant qui a manqué d'affection ou d'amour. On ne peut pas juger », a affirmé la dame, qui se dit elle-même très pieuse. « Cette église, c'est ma vie, c'est celle de mes enfants. »

Mme Gentillon devait se rendre à l'église Saint-Paul, hier matin, pour donner de son temps comme bénévole. Dans cette église, elle a assisté aux funérailles de son mari, décédé il y a 11 ans, ainsi qu'aux baptêmes de ses trois enfants.

L'archevêque de Gatineau, Mgr Roger Ebacher a qualifié cet incendie de « désastre ». Il a parlé d'une communauté courageuse qui devait savoir surmonter cette épreuve. « Chose particulière, dit-il, on peut voir la statue de Saint Paul (en haut de la façade), encore là. »

D'ailleurs, l'émission Le Jour du Seigneur, présentée les dimanches à Radio-Canada, devait diffuser une messe de l'église Saint-Paul à la fin du mois de juin.

« Je suis restée figée en voyant l'incendie, raconte Lynn Gravel, une paroissienne. Mes enfants ont été baptisés là, et mes parents s'y sont mariés. »

Pour le père André Muamba Kalala, qui célèbre les messes dans cette église depuis six ans, le feu cause beaucoup de tristesse au sein de sa communauté. « Cela ne laisse personne indifférent. »

Roger Martel est sacristain à Saint-Paul. Plus jeune, il y servait la messe. Il fait partie des rares personnes à y avoir fait sonner la grosse cloche lors des célébrations et des jours de funérailles. « J'aimerais qu'ils conservent au moins la façade », a-t-il exprimé.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer