Les deux politiciens assisteront ce matin au début des travaux de construction de cette surface synthétique de 3,2 millions $ à Gatineau.
L'installation d'un dôme permettrait de jouer à l'année longue sur le nouveau terrain. Jusqu'ici, seuls les cinq élus municipaux du secteur Hull ont manifesté à la députée de Hull leur volonté de contribuer financièrement à l'installation d'un dôme. La députée de Hull est prête à travailler de concert avec les élus hullois ; elle a même entamé des démarches auprès du ministère des Affaires municipales.
Pas de demande officielle
Mais pour poursuivre plus loin ses efforts, elle a besoin d'une demande officielle de la part du maire Bureau ou encore du directeur général Robert Weemaes. Or, malgré plusieurs échanges avec le cabinet du maire, elle n'a toujours rien reçu.
« J'ai fait mon bout de chemin, mais si le feu vert ne vient pas de la Ville, je ne peux rien faire. Je trouve ça décevant parce qu'on se retrouve en otages, nous, les gens de l'ex-ville de Hull. À titre de députée, on peut avoir la meilleure volonté du monde, on ne peut pas faire de miracle quand on ne nous présente rien. J'ai parlé à tous les conseillers du secteur Hull et ce qu'ils me disent, c'est qu'il n'y a pas de volonté au cabinet du maire et à la direction générale. »
Des propos que confirme Alain Pilon, conseiller du secteur Hull et président de la commission des sports, des loisirs et de la vie communautaire.
« Les terrains de soccer recouverts d'une bulle amovible, c'est l'avenir au Québec [...]. On rate une occasion en or de fournir un équipement de qualité à la population de Gatineau. Tu ne peux pas récolter ce que tu n'as pas semé », a-t-il déclaré hier.
Les conseillers hullois sont prêts à puiser 700 000 $ dans les surplus de l'ex-ville de Hull pour financer le dôme. Mais pour ce faire, ils ont besoin de faire modifier la loi 170, celle qui a mené à la création des villes fusionnées en 2002.
Cette loi stipule que les surplus des anciennes villes doivent bénéficier exclusivement à leurs habitants. Or le terrain de soccer de l'UQO sera utilisé non seulement par des gens du secteur Hull, mais aussi par des joueurs de tout l'Outaouais et d'Ottawa.
Malgré tout, Maryse Gaudreault se dit confiante de pouvoir trouver un arrangement. Elle a déjà entamé des démarches pour vérifier si la loi peut être modifiée auprès du ministère des Affaires municipales.
« Les terrains [...] recouverts d'une bulle amovible, c'est l'avenir au Québec. »- Alain Pilon
Il n'a pas été possible de parler au maire Marc Bureau hier après-midi. Son attaché de presse, Martin Potvin, soutient que « le maire est prêt à travailler avec Mme Gaudreault pour faire avancer le dossier ».











