« Au cours des prochaines années, nous aurons la tâche de convaincre une majorité de citoyens que notre ville doit se retrousser les manches et joindre le concert des grandes cités au Québec », a lancé M. Desjardins devant une foule conquise d'avance de 250 personnes.
Dans un discours de près de 30 minutes, il a présenté les six grands thèmes de sa campagne électorale : sécurité, famille, environnement, culture, développement économique et gestion des finances publiques.
Guerre aux gangs de rue
Parmi ses propositions les plus concrètes, il déclare la guerre aux gangs de rue. M. Desjardins se dit prêt à embaucher davantage de policiers pour lutter contre les criminels. « Il faut mettre tout en oeuvre, dès maintenant, pour empêcher ces groupes de prendre de l'espace », a-t-il dit.
Il plaide pour la construction de nouveaux équipements sportifs à l'intention des jeunes. Selon lui, il n'y en a pas encore assez. La construction d'un complexe sportif de 50 millions, l'arrivée prochaine de nouvelles surfaces synthétiques et d'installations pour les Jeux du Québec 2010 ne suffiront pas, dit-il.
M. Desjardins veut aussi mettre Gatineau « sur la carte ». Il ferait appel à la « capacité d'innovation » des Gatinois pour créer de nouveaux festivals. Et pour susciter la fierté et le sentiment d'appartenance, il s'engage à bonifier le financement des Fêtes de quartier. Il a aussi promis de conclure un « contrat social » avec les personnes âgées.
Après avoir affirmé dans son préambule qu'il ne « faut pas faire le procès de qui ce soit », M. Desjardins ne s'est pas gêné pour critiquer le maire sortant Marc Bureau.
Dans un climat économique difficile, M. Desjardins a reproché à M. Bureau de « dormir au gaz », en plus de refuser un débat public sur l'état des finances publiques.
M. Desjardins s'est même permis d'attaquer le maire Bureau sur son terrain de prédilection, l'environnement. Il a rappelé les ratés dans les dossiers du compostage et du recyclage. « L'environnement est à la mode et vendeur. On n'en a jamais autant entendu parler et si peu fait en matière d'environnement », a-t-il dit.
M. Desjardins a aussi blâmé le maire Bureau pour le fiasco de la vérificatrice générale, passant sous silence le fait qu'il a lui-même voté à deux reprises pour le départ de Sophie Lachance.
Congédiée par le conseil municipal, Mme Lachance a été blanchie par un tribunal quelques mois plus tard. L'épisode a coûté plus d'un demi-million aux contribuables.
M. Desjardins est conseiller municipal depuis 1999 à Gatineau. Parmi la foule de partisans présents hier se trouvaient trois de ses collègues. À titre d'organisateur électoral, Pierre Philion s'est rangé résolument derrière Aurèle Desjardins. Ce n'est pas le cas de Luc Angers et Yvon Boucher venus entendre « par politesse et par respect » leur collègue exposer sa plate-forme. Candidat à l'investiture libérale dans le comté fédéral de Gatineau, Michel C. Simard était venu, lui aussi, poussé par la curiosité.
Par contre, d'anciens conseillers municipaux appuient ouvertement M. Desjardins. C'est le cas de Paul Morin, Alain Grenier, Roland Michaud et Claude Lemay.












