M. Gravel, 51 ans, a confirmé, hier, qu'il briguera la mairie aux élections municipales du 1er novembre, donnant le signal d'une course à quatre.
Il bataillera contre le maire sortant Marc Bureau, le conseiller Aurèle Desjardins et l'ex-policier et syndicaliste Tony Cannavino.
Dans le milieu municipal, une perception répandue veut qu'une course à plusieurs candidats favorise le maire sortant, en raison de la division du vote. « Bureau va rentrer comme une balle », a prédit hier un politicien de longue date.
Mais, pour le politicologue Guy Chiasson, l'entrée en scène de Richard Gravel, un outsider peu connu du grand public, ne risque pas de venir brouiller les cartes.
« À partir du moment où M. Desjardins ne s'est pas clairement démarqué de M. Bureau - les deux se ressemblent, ils sont assez au centre - je ne pense pas que l'arrivée d'un quatrième candidat viendra changer grand-chose. Il n'y a aucune raison de penser que M. Gravel enlèvera plus de votes à M. Desjardins qu'à M. Bureau. »
Richard Gravel, lui, affirme qu'il ne se préoccupe pas de savoir s'il va diviser le vote ou non.
« Je ne me présente pas contre le maire Bureau ou contre les autres candidats. Je me présente pour faire valoir mes idées », a-t-il dit quand les journalistes ont abordé la question.
M. Gravel est directeur de l'Association régionale de soccer de l'Outaouais (ARSO) et président de Vision centre-ville, un regroupement de gens d'affaires et de professionnels.
En conférence de presse, M. Gravel a promis de faire campagne sans utiliser de pancartes électorales. « Je suis déjà connu », a-t-il expliqué, en déplorant la pollution visuelle et le gaspillage engendré par les pancartes.
Numéro un
L'idée de se présenter comme conseiller municipal ne l'a pas effleuré. « J'ai toujours dit que je suis un numéro un, pas un numéro deux, pas un numéro trois. »
Il a vanté ses capacités de leadership et a insisté sur son désir de bâtir une grande ville.
« Un maire est comme un entraîneur. S'il veut mener son équipe, il doit faire participer tout le monde. »
Hier, il n'a pris aucun engagement concret. Son programme électoral n'est pas prêt. Malgré tout, il ne craint pas de partir avec une longueur de retard sur ses adversaires.
« Il n'est jamais trop tard pour arriver avec de bonnes idées », a-t-il dit.
Il affirme posséder une « grosse organisation », des gens de soccer à Hull, Aylmer, Buckingham et Masson-Angers.
Questionné sur ses appuis financiers, il s'est fait évasif. Mais il n'a pas l'intention d'organiser des soupers à 500 $ comme le maire Bureau.
Hier, il était flanqué de près d'une dizaine de personnes, dont son représentant officiel, François Gravel, propriétaire du dépanneur Sylvestre.












